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Société

Le personnel de la crèche de Guéret, mobilisé contre la réforme de l'accueil des tout-petits

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Par , France Bleu Creuse

Pour créer de nouvelles places en crèche en France, le gouvernement envisage d'augmenter le nombre d'enfants accueillis dans chaque structure. Cette solution ne satisfait pas les professionnels, qui manifestent dans tout le pays. Le personnel de la crèche de Guéret est mobilisé.

Le personnel de la crèche de Guéret s'oppose à la réforme du gouvernement sur la petite enfance.
Le personnel de la crèche de Guéret s'oppose à la réforme du gouvernement sur la petite enfance. © Radio France - Camille André

Guéret, France

Le personnel de la crèche de Guéret dit non à la réforme de l'accueil des touts-petits. Si vous déposez votre enfant dans cette structure, vous n'avez pas pu rater les affiches, collées dans l'établissement mardi 14 janvier. Sur la porte d'entrée notamment, on pouvait lire : "Pas de bébé à la consigne. Stop à la marchandisation de la petite-enfance". Le personnel s'oppose à une réforme que le gouvernement prépare depuis plus d'un an. Ils craignent de devoir accueillir plus d'enfants avec le même nombre d'agents et sans agrandir les locaux. 

Mardi 14 janvier, une journée de grève était organisée partout en France pour protester contre ce projet. A Guéret, la crèche est restée ouverte "pour ne pas pénaliser les familles", explique Stéphane Granger, le directeur adjoint. Néanmoins le personnel est très inquiet. 

Bientôt plus d'enfants à accueillir, sans augmenter le nombre de professionnels? 

Pour le mouvement national "Pas de bébés à la consigne", ainsi que pour le personnel de la crèche de Guéret les conditions d'accueil des petits seraient assouplies par l'ordonnance du Gouvernement. Ce texte est élaboré depuis plusieurs mois et pourrait être promulgué dans l'année.  

Les professionnels de la petite enfance craignent par exemple que les micro-crèches, qui accueillent actuellement 10 enfants maximum, voient leur seuil relevé à 12

Pour les crèches comme celle de Guéret le projet semble un peu plus complexe. En effet, souvent les enfants ne passent pas une journée complète à la crèche. Certains ne viennent que le matin par exemple. "L'idée n'est pas réellement d'augmenter la capacité, explique Stéphane Granger, mais c'est de dire : actuellement vous avez 50 enfants. A certaines périodes de la journée, vous êtes autorisés à en avoir 60. Demain, vous en aurez peut-être 70 à ce moment-là". 

Une telle décision occasionnerait des problèmes d'organisations, puisque le bâtiment n'a pas été créé pour accueillir tant d'enfants en même temps. Les professionnels auraient aussi moins de temps à accorder à chaque petit

Plus assez de temps pour les activités pédagogiques?  

Si le nombre d'enfants devait augmenter sans que le personnel suive, "On ne fera plus que de la garde", prédit Sandrine Labrousse, auxiliaire de puériculture. "On les changera, on les nourrira, notre travail se réduira au basique. On n'aura plus de pédagogique autour, ni d'activité, car les activités ça se prépare". 

Le personnel de la crèche de Guéret refuse d'en arriver là. Il estime que les conditions actuelles sont déjà assez difficiles : il y a un professionnel pour 5 enfants qui ne marchent pas. Et un professionnel pour 8 enfants qui marchent

"Soyons clair, dans le programme du Président de la République, il a été promis d'ouvrir un certain nombre de places en crèche en France. Il est beaucoup plus simple de promulguer une ordonnance en disant : là où vous en aviez 10, vous en aurait 15, plutôt que de créer des centaines ou de milliers de structures qui manquent en France", tranche Stéphane Granger.

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