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"Le personnel de surveillance a besoin d'une reconnaissance", selon le représentant FO de Gradignan

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Par , France Bleu Gironde

Il a reçu la visite lundi d'Éric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice. Hubert Gratraud était ce matin l’invité de France Bleu Gironde. Le délégué syndical FO Pénitentiaire de la maison d'arrêt de Gradignan demande plus de moyens et de reconnaissance pour sa profession.

Hubert Gratraud, délégué syndical FO Pénitentiaire, était l'invité de France Bleu Gironde ce mardi.
Hubert Gratraud, délégué syndical FO Pénitentiaire, était l'invité de France Bleu Gironde ce mardi. © Radio France - Thomas Coignac

Au lendemain de la visite d'Éric Dupond-Moretti à la maison d'arrêt de Gradignan, son délégué syndical FO Pénitentiaire, Hubert Gratraud était l'invité de France Bleu Gironde ce mardi. "Il y a un tel manque de reconnaissance..." déplore-t-il, alors qu'une charte nationale des principes du surveillant pénitentiaire a été signée ce lundi avec les trois principaux syndicats de ce secteur, à savoir Force ouvrière, la CGT et Ufap Unsa. Elle vise, selon le ministre, à ne plus considérer les agents que comme des porte-clefs.

Réécouter l'interview d'Hubert Gratraud, délégué syndical FO Pénitentiaire.

"Le personnel de surveillance a besoin d'une reconnaissance, que ça soit de sa hiérarchie ou de ses directeurs", a répété le responsable syndical. S'il a apprécié la visite du Garde des Sceaux à Gradignan, Hubert Gratraud aurait aimé que le ministre de la Justice puisse "discuter avec les premiers acteurs, c'est à dire nous. Si on n'échange pas avec nous, on ne peut pas faire remonter les choses. C'est compliqué". Or, lundi, il y a eu "des échanges, mais dans un cadre bien spécifique", dit-il. Éric Dupond-Moretti a par exemple visité le module confiance, une innovation mise en place à Gradignan, où les cellules restent ouvertes et où les détenus s'engagent à respecter les horaires. 

Notre point d'indice est gelé depuis plusieurs années

Cette reconnaissance, réclamée à cor et à cri, passe par une augmentation des salaires, alors que "notre point d'indice est gelé depuis plusieurs années. On a beaucoup de mal à avoir une réévaluation de nos salaires", déplore Hubert Gratraud, qui préférerait une revalorisation à la méthode actuelle. Chaque année - dont 2021 - environ 1 000 recrutements de surveillants pénitentiaire ont lieu dans toute la France, avec une prime pour fidéliser les agents nouvellement intégrés. À Gradignan, "nous sommes 343. Tout le monde, que ce soit le personnel surveillant ou le personnel administratif demande une revalorisation", témoigne le délégué syndical. 

600 places en 2025/2026... Pour 700 détenus

Mais cette reconnaissance passe aussi par les conditions de travail. Comme beaucoup de prisons françaises, celle de Gradignan est surpeuplée. Hubert Gratraud évoque "434 places pour 695 détenus présents. Normalement, la loi, c'est un détenu par une cellule. Là, parfois on est à trois par cellule. Donc, en terme de sécurité, on n'est pas dans les clous". L'établissement devrait passer à 600 places entre 2025 et 2026, mais rester, donc, en surpopulation. Ces 160 places supplémentaires font partie des 7 000 places créées dans la phase 1 du "Plan Prison" du gouvernement. 8 000 places supplémentaires seront crées via la constructions de nouveaux établissements. 

Une surpopulation qui est vectrice d'insécurité. "On est confrontés tous les jours à des phénomènes de violence. Et on doit les gérer", témoigne Hubert Gratraud, qui définit ses collègues comme "le rempart entre la détention et l'extérieur". Bref, son métier, qu'il dit faire "avec plaisir" est "très complexe, parce qu'on manque de moyens humains et techniques". 

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