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Société

Le personnel des maisons de retraite de l'Hérault en grève

mardi 30 janvier 2018 à 4:12 Par Sébastien Garnier, France Bleu Hérault

Six syndicats appellent le personnel des EPHAD (Etablissements Hébergement Personnes Agées Dépendantes) à faire grève ce mardi dans toute la France pour dénoncer le manque de moyens. Dans l'Hérault, il manquerait 4000 emplois pour faire fonctionner correctement les 150 établissements.

Des pensionnaires dans une maison de retraite
Des pensionnaires dans une maison de retraite © Maxppp -

Hérault, France

Les syndicats  CGT, CFDT, CFTC,l'UNSA, SUD et la CGC appellent les personnels  des EPHAD à l'action dans les établissements( grève, débrayage...)et à un rassemblement unitaire à 14h30 ce mardi au Parc Club du Millénaire, Avenue Albert Einstein à Montpellier.

Une journée nationale d'action pour dénoncer le manque de moyens de ces établissements accueillant des personnes âgées. On en compte  150 dans l'Hérault ( publics et privés).

En France, on compte 0,6 agent par patient,  en Belgique c'est 1 pour 1 et en Allemagne 1,2 agent par résident. Dans l'Hérault les syndicats estiment qu'il manque environ 4000 emplois pour appliquer  le 1 pour 1  tel que prévu par le Plan Solidarité Grand Age.

"Il n'y a plus beaucoup d'aides soignants qui rentrent chez eux le soir en se disant, aujourd'hui, j'ai bien travaillé."

Hélène Lottet aide soignante à l'EPHAD Michel Bélorgeot  quartier Celleneuve à Montpellier, exerce depuis plus de 30 ans  et raconte que les conditions de travail se sont dégradés depuis une quinzaine d'années :  "Une vraie toilette  comme on l'a appris à l'école prend une demi-heure, aujourd'hui pour laver, habiller et installer un patient dans son fauteuil, on nous laisse 10 minutes, 12 minutes maximum.

"Nous sommes un ou deux agents pour 17 toilettes. On court sans cesse, on a plus le temps de parler avec les patients. C'est de l'abattage."

Hélène Lottet aide soignante déplore ses conditions de travail

Les agents n'en peuvent plus. Dans les maisons de retraite il y a trois fois plus  d'arrêts maladie que la moyenne nationale, l'espérance de vie des aides soignants est  de sept  ans inférieure à la moyenne française.

Un plan d'urgence 

Les syndicats réclament un plan de financement pour que les EPHAD fonctionnent. Les 50 millions d'euros annoncés par la ministre de la Santé Agnès Buzyn "c'est de la poudre aux yeux, cela représente 50 emplois à l'échelle de l'Hérault soit un tiers de poste en plus par établissement" déplorent les syndicats. 

On ne peut pas parler de rentabilité  quand on soigne ajoute Marie-Anne Collard  secrétaire départementale Sud Collectivités 34 . Elle s'inquiète pour l'avenir des  petits EPHAD ruraux comme celui de Claret (Hérault) qui compte une trentaine de lits : "On nous dit que ces petites unités ne sont pas rentables et qu'il faut les regrouper. C'est une mauvaise idée pour les soignants, pour les patients qui sont près de leurs familles et pour l'emploi dans le secteur rural".

Marie-Anne Collard secrétaire départemental Sud collectivités 34 s'inquiète pour les EPHAD ruraux