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Société

Le plan de la ministre de la Justice pour désengorger les prisons

mercredi 12 septembre 2018 à 5:35 Par Marine Laugénie, France Bleu

La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, présente son plan prison ce mercredi en Conseil des ministres. Pour lutter contre la surpopulation carcérale, le gouvernement souhaite créer 7.000 nouvelles places d'ici 2022 et développer les peines alternatives.

Le nombre de personnes détenues dans les prisons françaises s'établissait au 1er août à 70.519 pour 59.870 places.
Le nombre de personnes détenues dans les prisons françaises s'établissait au 1er août à 70.519 pour 59.870 places. © AFP - BORIS HORVAT / AFP

Le plan prison qui est présenté ce mercredi matin par le gouvernement a pour objectif de réduire la population carcérale de 8.000 détenus. Pour parvenir à ce chiffre d'ici la fin du quinquennat, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, annonce dans Les Echos, des mesures alternatives à l'emprisonnement.

Pas de prison pour les peines de moins d'un mois

"La redéfinition de l'échelle des peines devrait (...) faire baisser (la population carcérale) de 8.000 personnes une fois mise en place", affirme Nicole Belloubet sans toutefois fixer d'échéance précise. Son projet , qui sera présenté en Conseil des ministres, réécrit l'échelle des peines pour éviter de courtes peines d'emprisonnement. En dessous d'un mois, les peines d'emprisonnement seront ainsi interdites tandis qu'entre un et six mois, la peine s'exécutera par principe dehors. La ministre de la Justice répète son souhait de développer les alternatives à l'incarcération, notamment les travaux d'intérêt général et le bracelet électronique. 

7.000 places de prisons supplémentaires d'ici 2022

Pour lutter contre cette surpopulation chronique, le plan de la ministre prévoit également de créer 7.000 places de prison supplémentaires d'ici à la fin du quinquennat et de lancer d'ici à 2022 la construction de 8.000 autres places, conformément au vœu du président Emmanuel Macron. Parmi ces nouvelles places, 2.500 seront construites dans des maisons d'arrêt avec un "haut niveau de sécurité", a détaillé Mme Belloubet alors que l'administration pénitentiaire est encore sous le coup de l'évasion le 1er juillet du braqueur Redoine Faïd, qui reste encore aujourd'hui introuvable.

Parmi les autres mesures annoncées, 1.100 surveillants devraient être recrutés, et environ autant de conseillers d’insertion et de probation. Le projet de loi de programmation de la justice 2018-2022, passera début octobre au parlement.