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Le préfet de la Mayenne défend les services de l'État dans la gestion du dossier Lactalis

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu
Laval, France

Le préfet de la Mayenne a tenu à démentir ce mercredi les informations du Canard enchaîné. Selon le journal, les services de l'État sont passés à côté de la contamination par des salmonelles lors d'un contrôle à l'usine de Craon en septembre. Frédéric Veaux répond.

Frédéric Veaux, le préfet de la Mayenne, a démenti point par point les informations du Canard Enchaîné.
Frédéric Veaux, le préfet de la Mayenne, a démenti point par point les informations du Canard Enchaîné. © Radio France - Charlotte Coutard

Le préfet de la Mayenne monte au créneau pour défendre les services de l'État. Ils sont mis en cause, dans un article publié ce mercredi dans le Canard enchaîné, dans l'affaire des laits en poudre Lactalis contaminés par des salmonelles. 

Un contrôle à l'usine de Craon au mois de septembre 

L'article du Canard enchaîné sous les yeux, le préfet de la Mayenne dément point par point ce qui est écrit. Selon le journal satirique, les services vétérinaires de la DDCSPP - la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations - auraient mal fait leur travail lors d'un contrôle dans l'usine de Craon en septembre, soit trois mois avant le début de l'affaire des laits en poudre contaminés. 

Lactalis avait détecté la présence de Salmonelle dans son usine de Craon dès le mois d'août, sur le carrelage et sur du matériel de nettoyage. Or les services de l'État n'ont rien trouvé lors de leur contrôle en septembre.  Mais c'est tout à fait normal selon le préfet, Frédéric Veaux, car il s'agissait d'un simple contrôle visuel des locaux, et d'une vérification de documents. 

"Il n'y a eu aucun prélèvement" - Frédéric Veaux.

"Ce contrôle portait notamment _sur un atelier de mélange à sec et sur des salles de conditionnements de céréales. Ce sont des contrôles qui portent à la foissur des documents et sur l'organisation des locaux, les dispositifs qui sont mis en place. Il n'y a euaucun prélèvement, aucune analyse_, qui aurait pu permettre de détecter la contamination. À ce moment là de l'année, nous n'étions pas informés de tests positifs sur des prélèvements réalisés par Lactalis dans l'environnement des tours de séchage", détaille le préfet de la Mayenne.

"Six non-conformités mineures détectées"

Dans leur rapport de huit pages, les experts relèvent, "six non-conformités mineures" selon Frédéric Veaux, des non-conformités qui ne remettaient pas en cause à l'époque le fonctionnement du site. Depuis, une partie de l'usine de Craon a été mise à l'arrêt, mais selon le Canard enchaîné, des céréales sont toujours produites. Faux répond une nouvelle fois le préfet de la Mayenne

"En ce qui concerne le lait, infantile ou pour adulte, il n'y a plus aucune production sur le site, les tours de séchage sont arrêtées, et les ateliers de conditionnement sont arrêtés, donc il n'y a plus rien sur cette partie-là de l'usine. _Il y a une partie fromagère_, mais qui elle n'est pas concernée par cette affaire de contamination", ajoute Frédéric Veaux. Sur cette partie-là du site, la production continue. Il n'est donc pas à 100% à l'arrêt comme le dit Lactalis.

Des salariés de Craon au chômage technique ?

Environ 350 personnes travaillent sur la partie du site actuellement à l'arrêt. Lactalis a fait une demande de chômage technique à la Préfecture, qui doit donner sa décision dans les prochains jours, on ignore combien de salariés seraient concernés. Environ 200 salariés travaillent sur la partie production de fromage, mais pour eux l'activité continue selon le préfet de la Mayenne.

Contactés, les responsables de Lactalis n'ont pas souhaité nous répondre. On rappelle qu'une enquête a été ouverte par le pôle santé du parquet de Paris pour "blessures involontaires", "mise en danger de la vie d'autrui" et "tromperie aggravée".

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