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Le préfet globalement satisfait du comportement des Nordistes pour ce premier week-end déconfiné

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Par , France Bleu Nord

Invité de France Bleu Nord ce lundi, Michel Lalande, le préfet du Nord estime que les Nordistes ont été dans l'ensemble assez disciplinés en ce premier week-end déconfiné avec l'ouverture des commerces. Mais il dit redouter les fêtes de Noël et du Nouvel An.

Le préfet du Nord Michel Lalande dit craindre Noël et le Nouvel An en matière de circulation du virus
Le préfet du Nord Michel Lalande dit craindre Noël et le Nouvel An en matière de circulation du virus © Radio France - Odile Senellart

Michel Lalande, le préfet du Nord et préfet de Région était l'invité de France Bleu Nord ce lundi, après le premier weekend de confinement allégé. On redoutait une ruée dans les magasins avec leur réouverture mais le préfet estime que les Nordistes se sont dans l'ensemble bien comportés. 

Vous aviez appelé à la responsabilité de chacun. Le message a-t-il été entendu ? 

"Oui, plutôt, comme souvent dans le Nord. Il y a eu ce weekend un peu plus de 500 contrôles réalisés par les services de police et de gendarmerie sur l'ensemble du département du Nord. Nous avons été beaucoup sur le mode pédagogique, notamment vis-à-vis des petites surfaces, des commerçants de centre-ville qui rouvraient. Nous étions plus sur le mode conseil que répression. Pour autant, plusieurs dizaines de procès-verbaux ont été infligés mais c'était aussi beaucoup pour des clients ou des usagers qui ne respectaient pas les gestes élémentaires de sécurité. D'où ma supplique! Respectez les gestes barrière, portez votre masque! "

Mais beaucoup de personnes disent aussi en avoir marre d'être infantilisés.

"Si on n'avait pas eu les deux premières vagues, je comprendrais cette remarque. Mais on s'est quand même comportés de façon globalement irresponsable pour en être arrivés à la situation actuelle. Donc, il faut écouter ces conseils élémentaires de prudence."

Avez-vous constaté des difficultés de la part des magasins à mettre en place le protocole sanitaire ? 

"Non, je n'ai pas été saisi de difficulté particulière. J'ai pu constater que certains magasins ont saisi l'opportunité de pouvoir ouvrir le dimanche. L'idée est de permettre aux commerçants de pouvoir travailler et de se rattraper. Mais cela doit aussi permettre un peu grand étalement des consommateurs dans l'espace urbain.

Y aura-t-il bien une campagne de dépistage massif à Lille ? 

"Le directeur général de l'ARS a confirmé que des campagnes de tests vont être déployées sur la métropole lilloise et le Nord de façon plus générale dans les prochains jours, dans les prochaines semaines selon des protocoles qui sont en train d'être étudiés. Je l'espère vivement, d'autant qu'un certain nombre de campagnes de tests ont déjà été engagées, notamment dans les enceintes universitaires, en particulier à La Catho." 

Comment gérer l'isolement des personnes malades ? 

"De nouveaux protocoles sont en train d'être travaillés, ils vont être rendus publics dans les prochains jours. Ils permettront de mieux travailler la question du confinement proposé par la puissance publique. On voit bien que pour que ce système de dépister / tracer / confiner fonctionne, il faut d'abord qu'on maîtrise la maladie. Quand arrive une propagation à un niveau trop élevé, on ne peut plus faire ce travail. Il faut qu'ensuite on puisse identifier les personnes atteintes pour pouvoir les confiner, et soit  leur demander de rester chez eux s'ils le peuvent, soit d'être mis en protection dans un patrimoine que l'administration leur propose. C'est sur ce dernier volet que je travaille pour ma part pour le compte du gouvernement. Oui, je pense que nous serons capables dans les prochains jours de mettre en place un dispositif qui fonctionne mieux que le dispositif précédent."

N'y a-t-il pas un risque que les gens du coup ne veuillent pas se faire dépister ? 

"Le risque existe, mais il y a deux atténuations;  La première c'est qu'avant, il y avait une quatorzaine, maintenant c'est seulement huit jours. La deuxième, c'est que, quand on mettait quelqu'un à l'isolement, il y avait une solitude qui s'emparait de celui qui était isolé. Nous pouvons désormais agir sur cette solitude, en mettant en place un accompagnement personnel, voire familial." 

La menace de sanction peut-elle jouer aussi ? 

"Oui, même si je pense que l'appel à la responsabilité est la plus importante. Je prends l'exemple de ce qui s'est passé au Québec avec le Thanksgiving qu'ils ont fêté à la mi-octobre et qui se traduit aujourd'hui par une nouvelle vague assez inquiétante. Si on ne se prépare pas sérieusement pour la sortie de la seconde vague, nous aurons malheureusement un Noël qui sera difficile et des lendemains de Noël qui seront très tristes. Je crains aussi bien Noël que le Nouvel An. Noël, parce que c'est la famille, les anciens. Le Nouvel An, parce que ce sont les amis. Dans les deux cas, la tentation peut être trop forte d'enlever les masques et ça se serait le pire des réflexes."

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