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Société

Le premier ministre promet que le rassemblement de gens du voyage sera le dernier à Grostenquin

jeudi 3 août 2017 à 5:30 Par Jordan Muzyczka, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Le premier ministre promet que le troisième rassemblement de gens du voyage sera le dernier organisé à Grostenquin. La troisième édition de ce rendez-vous de 30 000 personnes est prévu du 27 août au 3 septembre.

Une centaine d'élus ont pris part à la manifestation. Elle s'est déroulée mercredi après-midi sur le parvis de la préfecture, à Metz
Une centaine d'élus ont pris part à la manifestation. Elle s'est déroulée mercredi après-midi sur le parvis de la préfecture, à Metz © Radio France - Jordan Muzyczka

Grostenquin, France

Ils se sentaient oubliés, délaissés par les pouvoirs publics. Ils ont été entendus, du moins en partie. Entre 400 à 500 personnes, des élus ou non du secteur et habitants de Grostenquin, se sont réunis mercredi après-midi sur le parvis de la préfecture de Metz. Pendant plus d'une heure, ils ont donné de la voix, avant qu'un courrier du premier ministre Édouard Philippe ne leur soit adressé. L'événement Vie et Lumières, organisé cette année, pour la troisième fois, n'aura plus lieu sur la base aérienne de Grostenquin. La précédente édition remontait à 2015. La solution d'un roulement entre divers lieux en France, pour chaque édition, est proposé.

400 à 500 personnes ont manifesté contre le rassemblement de 30 000 gens du voyage, fin août, aux abords de la préfecture de Metz - Radio France
400 à 500 personnes ont manifesté contre le rassemblement de 30 000 gens du voyage, fin août, aux abords de la préfecture de Metz © Radio France - Jordan Muzyczka

Un site protégé pour sa faune et sa flore

L' un des principaux griefs de la population est l'insalubrité qui règne au moment de l'événement. "Il y a des déchets partout. Des déjections... il faut venir pour le voir", explique cet habitant, excédé. "Je demande simplement que la loi soit respectée", réclame-t-il, agitant une pancarte où il y est écrit :"Stop aux déchets".

Le site qui doit accueillir ce rassemblement est classé Natura 2000, autrement dit un espace naturel protégé par l'Union européenne pour sa biodiversité. Les élus étaient déjà montés au créneau quelques semaines plus tôt pour sensibiliser une nouvelle fois les pouvoirs publics.

Autre annonce du gouvernement, attendue par les manifestants: le site de l'aérodrome, situé dans cette zone protégée et utilisée par l'armée, ne sera pas vendu aux gens du voyage, comme le laissait entendre la rumeur.

Question sanitaire et sécuritaire

Les 30 000 personnes présentes plusieurs jours sont la hantise des agriculteurs locaux. Jérémy Ries, 28 ans est l'un d'entre-eux. Secrétaire général adjoint pour le syndicat des Jeunes agriculteurs, il met en garde contre les problèmes de santé qu'engendreraient l'afflux de 30.000 personnes:

"On a un collègue qui a eu des problèmes avec une de ses vaches. Les services sanitaires ont constaté ce cas à l'abattoir. Via les déjections, les maladies peuvent se transmettre de l'homme à l'animal".

Pascal, habitant de longue date dans la commune limitrophe de Guessling-Hémering, souligne le sentiment d'insécurité durant cette période: "On sonne chez moi trois fois par jour. Derrière, dans le jardin, tout est ouvert, il y a des gens qui se baladent. ces personnes viennent me demander plusieurs fois si je n'ai pas du travail à leur proposer. Ça n'arrête jamais, c'est sans cesse".
En 2015, 300 gendarmes avaient été mobilisés durant la période des festivités. A cette question du nombre de forces de l'ordre, le flou demeure.