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Société

Le président de l'université de Nantes annonce la fermeture d'une grande partie du campus

mercredi 14 février 2018 à 21:58 Par Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan

Après l'occupation de deux amphithéâtres ce mercredi dans le cadre de la mobilisation contre le plan étudiants, le président de l'université de Nantes estime que "les conditions de sécurité et sérénité ne sont plus réunies". Olivier Laboux annonce donc la fermeture administrative du campus ce jeudi.

Le campus du Tertre, jeudi 1er février, à Nantes
Le campus du Tertre, jeudi 1er février, à Nantes © Radio France - Antoine Denéchère

Nantes, France

C'est une décision d'une ampleur inédite dans l'histoire de l'université de Nantes : le président Olivier Laboux, dans un courrier adressé ce mercredi soir aux étudiant.es, personnels et enseignants, de l'université, annonce la fermeture administrative d'une grande partie du campus, à partir de ce mercredi soir. Les bâtiments "Tertre, Censive, IGARUN, FLCE, Recteur Schmitt, Droit et Sciences politiques, IAE, SUAPS, Pôle étudiant, ainsi que l'ensemble des BU (bibliothèques universitaires) du site" seront donc fermés ce jeudi. "Cela implique que toutes les activités, d'enseignement, de recherche ainsi que les activités techniques et administratives sont suspendues", indique Olivier Laboux qui demande _"à tous les personnels et étudiants de ne pas se rendre sur le campus du Tertre"_. En clair, seuls les campus Santé (Médecine et Pharmacie) et Sciences, et quelques autres bâtiments annexes, restent ouverts à Nantes. Une précédente décision de fermeture avait déjà été prise ces derniers jours (mercredi 14 février et jeudi 8 février), mais elle ne concernait qu'une partie du Tertre : cette fois, la faculté de Droit et Sciences Politiques ainsi qu'Economie-Gestion est concernée, tout comme les bibliothèques universitaires."

"Les conditions de sécurité et de sérénité ne sont pas réunies"

Le président de l'université de Nantes estime que "les conditions de sécurité et de sérénité ne sont plus réunies". Il cite les récents événements sur le campus, à savoir les occupations du château du Tertre et de plusieurs bâtiments de la Censive (en soutien aux jeunes migrants) depuis novembre (toujours en cours), les "blocus" répétés d'une partie du campus du Tertre ces derniers jours, dans le cadre de la mobilisation contre la réforme de l'entrée dans l'enseignement supérieur (mobilisation qui n'a rassemblé, au plus, que 400 à 450 manifestants à Nantes), des "intimidations physiques exercées sur certains personnels et les dégradations" des locaux. S'ajoute à cela, depuis mercredi après-midi, "une nouvelle étape de durcissement du mouvement avec la "réquisition" des amphis A et B du Nouveau Tertre suite à une effraction".

Olivier Laboux estime que "les libertés d'opinion, d'expression, de manifestation sont des droits fondamentaux quine sauraient en aucun cas être remis en cause", mais il est _"inenvisageable que quelques dizaines d'étudiants et non étudiants (...) empêchent plus de 11000 étudiants et personnels de travailler, d'étudier". Interrogée par France Bleu Loire Océan, la présidente du syndicat étudiant Unef à Nantes, Emilie Bourdon, tout en dénonçant "les violences ou dégradations", jugeait "__disproportionnée"cette fermeture administrative jusqu'à nouvel ordre, et y voyait "une tentative de tuer la mobilisation étudiante en cours et d'attiser les peurs"._ Un nouvel appel à manifester contre la réforme de l'entrée dans l’enseignement supérieur (qui selon les opposants introduit la sélection à l'entrée à l'université) est lancé pour ce jeudi 14h dans le centre-ville de Nantes.