Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le président de la SNSM à la rencontre des sauveteurs manchois

-
Par , France Bleu Cotentin

Le président de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM), l'amiral Emmanuel de Oliveira, est de passage dans la Manche pour quatre jours. Il vient à la rencontre des bénévoles manchois qui assurent un secours au quotidien auprès des usagers de la mer le long des 350 km de côtes manchoises.

La SNSM compte 19 stations permanentes sur le littoral manchois, du Mont-Saint-Michel à Saint-Vaast-La-Hougue
La SNSM compte 19 stations permanentes sur le littoral manchois, du Mont-Saint-Michel à Saint-Vaast-La-Hougue © Radio France - Pierre Coquelin

Pendant quatre jours, le président de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM), l'amiral Emmanuel de Oliveira, est en tournée dans la Manche. Un déplacement pour voir une partie des quelques 500 bénévoles manchois (dont 200 embarqués) qui assurent chaque jour le secours des usagers de la mer, sur 350 km de côtes. En 2020, les sauveteurs en mer manchois ont assuré :

  • 201 interventions en moins de 17 minutes en moyenne des canots sur ordre du Cross Jobourg. Des missions qui ont permis de secourir 290 personnes
  • Les douze postes de plage estivaux armés pendant l'été ont délivré 544 soins et secouru 69 personnes (dont 19 ont du être hospitalisées)
  • 39 enfants perdus ont été retrouvés sur les plages
  • 53 manifestations nautiques et grandes marées surveillées

"L'activité en mer a été très réduite pendant les mois de confinement, mais elle a explosé dès que les autorisations préfectorales concernant la pratiques des activités nautiques de plaisance et de pêche à pied ont été rétablies. Ainsi, le nombre d'intervention sur ordre du Cross Jobourg est identique à celui de 2019", explique Jean-Marie Choisy, le délégué départemental de la SNSM dans la Manche. Le déconfinement progressif entamé en mai 2021 pourrait bien provoquer le même scénario. Alors le délégué appelle les usagers à la plus grande prudence : "bien vérifier son matériel, avoir des moyens de communication (téléphone portable chargé, VHF), prévenir ses proches et être en bonne forme. On ne va pas en mer comme on va faire ses courses !"

Le centre de formation de la Manche de Saint-Martin-de-Bréhal et son antenne cherbourgeoise ont assuré la formation complète de seize nouveaux nageurs sauveteurs et 200 personnes ont été initiées au secourisme. 

Nous devons rester férocement bénévoles, mais nous vous devons trois choses : la sécurité avec le meilleur matériel, formation et soutien technique, et des locaux dignes de vous. Or il existe des stations qui n'ont pas ce confort - Emmanuel de Oliveira, président de la SNSM

Trois canots remplacés en 2021-2022

Le budget annuel de fonctionnement de la SNSM dans la Manche s'élève à 750.000 euros. Mais, chaque année, elle a besoin de 950.000 euros au total pour se former, se loger, s'équiper, entretenir la flotte ou encore pourvoir les embarcations en carburant. Par ailleurs, les sauveteurs en mer doivent aussi régulièrement renouveler leur flotte. Ainsi, trois canots doivent être remplacés en 2021-2022 pour un total de trois millions d'euros : 

  • en juillet, un canot de type NSC2 (navire de sauvetage côtier de 2e catégorie) doit être livré à la station d'Agon-Coutainville (250.000 euros)
  • en septembre, la station de Diélette-Flamanville doit accueillir une vedette de type V2 de 10,5 mètres. Il s'agit de l'ancienne vedette de Saint-Valery-en-Caux (350.000 euros)
  • en octobre, le carénage à mi-vie de la vedette légère de neuf mètres de Saint-Martin-de-Bréhal doit être effectué

Par ailleurs, des projets immobiliers doivent être réalisés comme la modification de l'abri pour permettre l'accueil du nouveau navire d'Agon-Coutanville au mois de juin. A la même époque, un abri doit être réalisé pour la station de Barneville-Carteret (320.000 euros).

Le principal chantier de l'année 2022 se situera à Goury, dans la Hague qui doit se voir livrer le deuxième navire de sauvetage hauturier de première catégorie (NSH1) du programme "Nouvelle flotte" (3,4 millions d'euros dont 2,4 pour le canot et le système de mise à l'eau), mais aussi la transformation intérieure de l'abri actuel. Des chantiers qui doivent être réalisés pour l'automne 2022. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess