Société

Le prêtre congolais Jean-Luc Tingi officie en Côte-d'Or pendant les vacances d'été

Par Marion Bargiacchi, France Bleu Bourgogne dimanche 13 août 2017 à 7:54

Le vicaire Eric Millot et le prêtre congolais Jean-Luc Tingi.
Le vicaire Eric Millot et le prêtre congolais Jean-Luc Tingi. © Radio France - Marion Bargiacchi

Jean-Luc Tingi vient faire des remplacement dans les paroisses de Côte-d'Or depuis 3 ans. Il est l'un des neufs prêtres étrangers qui viennent donner un coup de main pendant l'été quand les prêtres français partent en vacances.

Depuis 2014, le père Jean-Luc officie dans les paroisses rurales de la Côte-d'Or. Invité une première fois par un de ses professeurs du séminaire, il a adoré la France et la région même si le premier contact a parfois été étrange avec les Côte-d'Oriens : "Au début, ils voyaient un mec, noir, qui débarquait chez eux. Mais aujourd'hui quand je reviens, je suis parmi les miens."

La différence pour s'enrichir

Il joue de sa différence dans l'église : "Une messe faite par un africain ce n'est pas une messe faite par un français... chez nous, chaque messe est une fête. On danse, on chante."

C'est vrai qu'ici on se rend compte qu'au bout d'une heure de messe, les gens sont fatigués. Sans vouloir vous offenser bien sûr..." Père Jean-Luc

Jean-Luc en rit, parce que sa venue en France est toujours un plaisir. Il rencontre des croyants différents, eux-même très heureux de le voir arriver. "Ça réveille un peu nos paroissiens, avoue Eric Millot vicaire, il apporte un dynamisme certain ! C'est vrai qu'en Côte-d'Or on ne danse pas pendant la messe. Au début certains paroissiens ont peur qu'ils ne sachent pas faire l'office, des doutes vite dissipés ! "

Chaque année, les prêtres qui viennent d'Afrique sont vraiment attendus. Les chrétiens de Côte-d'Or sont ravis de les accueillir chaque année." - Eric Millot vicaire de Côte-d'Or

Les prêtres étrangers restent entre trois semaines et deux mois selon leurs disponibilités et les demandes des paroisses. Une présence qui n'handicape pas les paroisses congolaises par exemple : en République démocratique du Congo, il y a souvent trois ou quatre prêtre par église quand en France, la prêtrise subit une vraie crise des vocations : le nombre de prêtre a été divisé par deux en 20 ans, passant de presque 29 000 à 15 000.