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Santé - Sciences
Dossier : Mort de Jacques Chirac

Mort de Jacques Chirac : le professeur Pujol salue l'engagement de l'ancien président contre le cancer

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Par , France Bleu Hérault

Le professeur montpelliérain Henri Pujol salue "la combativité de Jacques Chirac, sa volonté de faire changer le regard sur les malades". Le cancérologue a fait partie de la commission interministérielle du premier plan national contre le cancer, lancé en 2003.

Henri Pujol aux cotés de Jacques Chirac pour le lancement du plan cancer en 2003
Henri Pujol aux cotés de Jacques Chirac pour le lancement du plan cancer en 2003 - Ligue contre le cancer

Le professeur en cancérologie montpelliérain Henri Pujol, ancien président et aujourd’hui président d'honneur de la Ligue nationale contre le cancer, rend hommage à Jacques Chirac pour son implication dans la lutte contre le cancer. En 2003, Jacques Chirac l'avait appelé et pris comme conseiller pour le premier plan national contre le cancer.

"Quand vous regardez quelqu'un dans les yeux, vous voyez si la personne en veut ou non. Et là, j'ai vu qu'il voulait vraiment faire des choses pour les malades du cancer."

Henri Pujol se souvient de cet entretien de 45 minutes avec Jacques Chirac : "45 minutes sincères au cours desquelles on a parlé que du cancer." 

C' était en 2003, au lancement du plan. Henri Pujol, alors président de la Ligue nationale contre le cancer, reçoit un coup de fil du secrétaire de l'Elysée : "Jacques Chirac voulait me voir, j’étais un peu inquiet, confie le professeur Pujol. J'ai toujours été très attaché à mon Languedoc, j’avais peur qu'il me propose un poste dans un ministère à Paris. En fait, il voulait que je lui donne mon point de vue sur ce qui était important à mettre en place pour les malades."

"Jacques Chirac avait compris qu'il n'y a pas que le traitement de la maladie, mais qu'il faut s’occuper des malades, qui ont besoin qu'on leur parle, qu'on les écoute, qu'ils puissent voir un psychologue, un travailleur social. Le plan cancer de Jacques Chirac a fait avancer des choses par exemple lors de la consultation d’annonce du cancer. On était d'accord sur le fait qu'il fallait une prise en compte et en charge plus globale."

"Il me disait : Qu'en pensez vous, Monsieur le président ?"

Le professeur Henri Pujol se souvient, amusé, que pendant cet entretien, Jacques Chirac l’appelait "Monsieur le président", en référence à sa présidence de la Ligue nationale contre le cancer. "Ça me faisait drôle, je me disais : est-ce qu'il y a Bush qui entre dans le bureau ?" et Henri Pujol de conclure : "J'ai été honoré d'être son conseiller."

"Il voulait changer le regard de la société sur les malades du cancer" Henri Pujol

Henri Pujol se souvient de son entretien de 45 minutes en tête à tête avec Jacques Chirac en 2003

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