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Société

Le projet de centre aquatique de Crest définitivement abandonné

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

C'est terminé. Les élus de la communauté de communes du Crestois et du Pays de Saillans ont définitivement abandonné le projet de centre aquatique à Crest après une séance houleuse mardi soir. Le projet lancé il y a plus de dix ans était dans l'impasse pour des raisons techniques et financières.

Le projet de centre aquatique tel qu'il avait été conçu au départ par le cabinet d'architectes
Le projet de centre aquatique tel qu'il avait été conçu au départ par le cabinet d'architectes - Agence Coste Architectures

Crest, France

C'est un projet qui sera "allé jusqu'au bout de l'impasse" pour reprendre l'expression d'un opposant. Ce mardi soir, au cours d'une séance tendue, la majorité a basculé au sein de la 3CPS, la communauté de communes du Crestois et du Pays de Saillans. Il s'agissait de se prononcer sur l'avant-projet définitif de centre aquatique. Lors du scrutin à bulletins secrets, 21 élus ont voté contre, 17 pour et il y a eu 1 vote blanc.

Projet jugé très coûteux dès le début

"Il était temps d'arrêter les frais" commente notamment l'élu d'opposition crestois François Bouis pour qui l'affaire était mal engagée dès le début. Le projet envisagé par le maire de Crest Hervé Mariton dès 2008 était porté par la communauté de communes depuis sa création en 2014. Dès le départ, le projet a été contesté, jugé trop cher, un coût de 9 millions d'euros pour un territoire de 15.000 habitants. La chambre régionale des comptes elle-même s'est inquiétée en 2018 d'un plan de financement difficilement soutenable.

Un dépassement de 2,5 millions d'euros

Le coup de grâce est venu d'un problème de terrain. Le premier terrain choisi par la ville de Crest doit être abandonné en raison d'une difficulté avec la SNCF. Le second terrain retenu demande la réalisation d'un cuvelage pour protéger le bâtiment en raison de la proximité de la nappe phréatique et du risque d'infiltrations d'eau. 

Selon le président de la communauté de communes et maire de Piégros-la-Clastre, Gilles Magnon, le dépassement total était estimé désormais à 2, 5 millions d'euros. "C'était un coût annuel de 700.000 à 750.000 euros par an pour la collectivité, ça n'aurait pas été possible sans une augmentation des impôts". Si Gilles Magnon se dit toujours favorable à un projet de ce type, "la sagesse voulait qu'on arrête".

Selon l’estimation de la communauté de communes, l’abandon représente un gâchis d'argent de près d'un million d'euros en cumulant tous les frais notamment le concours d'architectes et les différentes études préliminaires. 

La mort de la communauté de communes du Crestois et Pays de Saillans ?

Y-aura-t-il un jour un centre aquatique sur ce secteur de la Vallée de la Drôme ou s'achemine-t-on désormais vers une simple piscine couverte pour les scolaires ? Tout est remis à zéro. 

Un autre projet sera relancé sur Crest dit Hervé Mariton

Les relations entre les élus sont en tout cas devenues exécrables. Hervé Mariton met en cause l'incapacité de la CCCPS à mener le projet. Il envisage de relancer un autre projet sur Crest dans le quartier de la Condamine, en s'associant avec les voisins de la communauté de communes du Val de Drôme.

Des maires des petites communes environnantes estiment eux que le maire de Crest refuse d'assumer ses erreurs en rejetant la faute sur les autres. L'avenir de la 3CPS dans son périmètre actuel paraît bien compromis.