Société

Le projet de rénovation de la Samaritaine en partie validé

Par Noémie Bonnin, France Bleu Paris Région vendredi 11 avril 2014 à 18:08

La Samaritaine
La Samaritaine © Fotolia.com

Le tribunal administratif de Paris a validé vendredi l'un des deux permis de construire du grand projet de rénovation de la Samaritaine. Deux associations de défense du patrimoine demandaient leur annulation.

Les travaux de la Samaritaine vont donc se poursuivre, décision du tribunal administratif de Paris, ce vendredi. Il valide l'un des deux permis de construire du propriétaire, LVMH. Il y sera construit des bureaux, des magasins, un hôtel de luxe mais aussi une centaine de logements sociaux et une crèche. Au total les investissements sont de 450 millions d'euros. Le projet est porté par le cabinet d'architectes japonais Sanaa, qui a notamment construit le Louvre-Lens. Mais ces travaux sont contestés par deux associations de défense du patrimoine, qui ont donc porté l'affaire devant la justice.

Deux volets différents

Le premier ensemble d'immeubles, qui donne sur la Seine (encadrés par les rues de l'Arbre Sec et de la Monnaie), sera rénové entièrement à l'intérieur, mais les façades resteront, notamment la principale, celle où il est écrit en grandes lettres "Samaritaine ". Ces façades sont en fait classées au titres des Monuments Historiques. La justice a donc validé ces travaux.

Pour le deuxième ensemble, celui qui donne sur la rue de Rivoli, les travaux de démolition ont déjà commencé il y a plusieurs mois. L'ampleur des transformations est beaucoup plus grande. Vendredi le tribunal a cette fois reporté sa décision, à la fin du mois (29 avril).

"Le temps joue contre nous"

Les associations de défense du patrimoine sont dépitées, car c'est cet ensemble qui va le plus être transformé et les travaux sont déjà très avancés. Le projet ressemblera à un grand cube blanc ondulé, "un rideau de douche ", dénonce l'association SOS Paris, qui regrette que l'on casse l'homogénéité du quartier. La fin des travaux est prévue courant 2016, voire 2017.

Partager sur :