Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le ras-le-bol de personnels de la protection de l'enfance dans l'Indre

-
Par , France Bleu Berry

Une manifestation a rassemblé une trentaine de personnes, ce mardi matin. Elles dénoncent le manque de moyens humains et financiers pour la politique de protection de l'enfance dans le département de l'Indre.

-
- © Maxppp - Philippe RIEDINGER

"Un enfant, ça n'a pas de prix", "Enfances cassées" : les slogans écrits sur les banderoles sont forts. Les mots utilisés montrent le désarroi de nombreuses personnes qui travaillent pour la protection de l'enfance dans l'Indre. Une trentaine de manifestants se sont rassemblés, mardi 22 décembre, devant les locaux de la direction de la Prévention et du Développement Social.

Des personnels confrontés à des jeunes de plus en plus en difficulté

Tous réclament des moyens supplémentaires pour accomplir correctement leurs missions. "On arrive à un moment de fracture où l'enfant est confronté à un placement. C'est un traumatisme et notre mission est de l'accueillir dans cette période douloureuse", explique Virginie, coordinatrice du foyer départemental de l'enfance. Malgré tous leurs efforts, malgré le recrutement de personnes diplômées et formées, les personnels sont confrontés à des jeunes de plus en plus en difficulté. "Il y a des troubles psychiques, ça relève parfois de la pédo-psychiatrie. Il faut médicaliser nos équipes", insiste Virginie.

Des troubles qui provoquent parfois des tensions et des violences. "Nous ne sommes plus en capacité de répondre à nos missions de protection de l'enfance. On les sort d'un milieu violent pour les remettre dans un milieu violent, c'est inadmissible", estime une éducatrice qui souhaite rester anonyme. "On n'a pas l'impression de faire un travail de qualité pour des enfants qui en ont plus besoin que tous les autres. On doit leur apporter ce bien-être, cette bienveillance mais c'est très difficile", ajoute Patricia.

Pas assez de moyens humains et financiers pour la protection de l'enfance

Le personnel pointe du doigt le manque d'effectif pour encadrer et aider les enfants. "Il faut nous donner des moyens financiers, structurels et humains pour qu'on ait autre chose que ce qui est mis en place actuellement dans l'Indre. On se retrouve parfois avec un éducateur pour 13 jeunes, c'est très insuffisant. On ne peut pas tout faire, c'est très compliqué", explique Virginie, coordinatrice du foyer départemental de l'enfance.

Une rencontre avec la direction de l'Aide sociale à l'enfance est prévue en janvier.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess