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Société

Le ras-le-bol des pompiers alsaciens, qui manifestent ce samedi à Strasbourg

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Alors qu'ils ont de plus en plus d'interventions, les sapeurs pompiers alsaciens ne se sentent absolument plus en sécurité. Jets de projectiles, coups, crachats, les agressions se multiplient et plus seulement dans les quartiers sensibles des villes.

Le nombre d'agressions contre des pompiers bas-rhinois a augmenté de 17% en 2018
Le nombre d'agressions contre des pompiers bas-rhinois a augmenté de 17% en 2018 © Maxppp -

Alsace, France

Comme partout en France, les pompiers alsaciens sont excédés et inquiets. Le nombre d'agressions augmente de manière considérable depuis plusieurs années : +17% par exemple dans le Bas-Rhin en 2018, par rapport à l'année précédente. Et si les pompiers étaient longtemps victimes actes principalement dans les quartiers sensibles des villes, désormais c'est partout en Alsace que des personnes alcoolisées ou violentes s'en prennent aux soldats du feu. Des agressions ont été recensées ces dernières semaines à Strasbourg, Saverne ou encore Mulhouse. Le nombre de violences a triplé en 10 ans. "Coups de pied, coups de poings, crachats, injures, ce sont des gens qui peuvent avoir des armes blanches et nous ne savons pas comment maîtriser ce genre de personnes, nous ne sommes pas payés et formés pour ça, raconte Cédric Hatzenberger, secrétaire général de Force Ouvrière dans le Bas-Rhin. La participation de la police n'est pas toujours évidente et permanente. Nous sommes inquiets, parce que nous avons vu en région parisienne ce pompier qui a été tué par arme blanche sur un simple secours à personne. On peut mourir aujourd'hui sur le terrain par ce type d'agressions".

Difficile de lutter contre ces agressions

Pour limiter les risques d'agression, les pompiers interviennent toujours à trois, ils se garent en marche arrière dans les impasses, le plus à l'écart possible des façades des bâtiments. Mais en Alsace, contrairement à d'autres départements, ils ne portent pas encore de gilets pare-balles (sauf en cas d'attentat) ou de caméras accrochées à leurs uniformes. _"Ça ne serait pas un bon message de porter des gilets pare-balles_, s'insurge Cédric Hatzenberger. Nous demandons une vraie réaction des pouvoirs publics sur le sujet, car notre métier va mal. Notre vocation est de sauver des gens, les violences ça n'est pas notre registre, c'est le registre de la police. Ça me paraît totalement inadapté de porter des gilets pare-balles". 

La santé en danger aussi

La sécurité n'est pas leur seul motif de grogne. Le nombre d'interventions explose aussi, alors que les effectifs ne sont pas assez nombreux (notamment dans le Haut-Rhin, les pompiers bas-rhinois ont eux obtenu l'embauche de 35 sapeurs pompiers professionnels dans les 3 ans à venir). Ils sont aussi confrontés à de plus en plus de fumées toxiques et de matières dangereuses et ils sont de plus en plus nombreux à avoir des cancers et des accidents cardiovasculaires, également en raison du travail de nuit.

Les pompiers réclament donc à l'Etat que leur profession soit classée en métier à risque, comme les policiers par exemple. Ça leur permettrait d'avoir une retraite et un système de primes plus avantageux.  Pour alerter la population sur les problèmes auxquels ils sont confrontés, les pompiers bas-rhinois ont lancé une pétition en ligne, qui a déjà recueilli 75 000 signatures.

Les pompiers bas-rhinois et haut-rhinois manifestent donc ce samedi avec leurs collègues mosellans à Strasbourg, place Kléber entre 10h30 et 15h

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