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Société

Rassemblement contre l’islamophobie à Metz

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Environ 200 personnes se sont rassemblées samedi 26 octobre sur l'esplanade, à côté de la place de la République, à Metz, pour dénoncer l'islamophobie.

Environ 200 personnes rassemblées pour dénoncer l'islamophobie
Environ 200 personnes rassemblées pour dénoncer l'islamophobie © Radio France - Mado Oblin

Metz, France

Au début du mois d'octobre, Julien Odoul, élu Rassemblement National, demandait à une mère de quitter la salle du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, à cause de son voile. Celle-ci accompagnait son fils lors d'une sortie scolaire. L'événement a relancé le débat sur le port du voile. En réaction douze associations mosellanes ont décidé de se réunir samedi 26 octobre à Metz, pour dénoncer le climat islamophobe en France.

"Mon voile, mon choix, ma liberté" - Radio France
"Mon voile, mon choix, ma liberté" © Radio France - Mado Oblin

Dans l'assemblée de nombreuses femmes sont venues défendre leur choix de porter le voile. Sur la pancarte de Yasmina on peut lire "l'islamophobie n'est pas une opinion c'est un délit". La jeune femme est diplômée d'une licence de droit. Elle a choisit de porter le voile, à cause de cela elle subit des discriminations. "C'est quasiment impossible en France de travailler avec un voile. A moins d'avoir un patron très ouvert d'esprit, ou de travailler au fond d'un bureau. Et encore que j'ai essayé de travailler dans un centre d'appel et on m'a refusé, dénonce-t-elle. Au Luxembourg je peux, en Allemagne aussi, en France, non."

Fatima est venue avec son frère et sa sœur, tous portent un voile sur la tête pour rappeler que c'est un choix libre. "Oui j'ai mis le voile, comme mes sœurs, c'est notre choix !" clame Mustapha. "On est Français, on est nés en France et on a choisit de le porter, mon mari ne me l'a jamais imposé, mon père non plus", renchérit Fatima.

Détourner l'attention

Serrafettin, président de l'association Unité Birlik participe à l'organisation du rassemblement. Il a l'impression que cette polémique est un écran de fumée : "On arrive à un stade où on en a vraiment ras-le-bol d'être les boucs-émissaires de personnes qui ne trouvent pas de solutions à des problèmes sociaux. Quand les "gilets jaunes" sont dans la rue c'est un problème social, quand les pompiers sont dans la rue, c'est un problème social. On vraiment l'impression qu'on dévie l'attention sur des futilités."

"Le voile de tous les maux" - Radio France
"Le voile de tous les maux" © Radio France - Mado Oblin

Selon le Collectif contre l'islamophobie en France, 70 % des victimes d'islamophobie sont des femmes. Souad, est bénévole de l'association depuis trois ans. Elle craint que cette nouvelle polémique stigmatise les musulmans : "Au CCIF, on le voit concrètement, à chaque fois que sur les plateau télévisés, les personnes utilisent une parole islamophobe décomplexée, sur le terrain les actes islamophobes augmentent."

Souad dénonce les discriminations subies par les femmes voilées - Radio France
Souad dénonce les discriminations subies par les femmes voilées © Radio France - Mado Oblin
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