Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

"Le reconfinement nous protège, mais c'est aussi une grave agression psychique et économique" (Boris Cyrulnik)

-
Par , France Bleu Provence, France Bleu

Alors qu'une forme de reconfinement semble de plus en plus probable en France pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik alerte sur les conséquences psychologiques d'une nouvelle période d'isolement mais aussi sur les risques économiques.

Boris Cyrulnik
Boris Cyrulnik © Maxppp - Vincent Isore

L'équation est délicate pour le gouvernement, assure Boris Cyrulnik. Comment lutter contre l'épidémie de Covid-19 qui progresse à grande vitesse en limitant les conséquences économiques et psychologiques ? Pour le neuropsychiatre, replonger dans une période d'isolement va forcément peser lourd sur le plan psychique : "Il va y avoir des dépressions, des troubles psychiques, il va y avoir des ruines et surtout on va mettre très longtemps à s'en remettre". Un reconfinement de quatre semaines est la piste privilégiée à cette heure-ci, avec des écoles, collèges et lycées qui resteraient ouverts mais pas les bars et ni les restaurants ce qui pèserait évidemment très lourd économiquement : "Beaucoup vont être ruinés, c'est une tragédie pour eux" dit Boris Cyrulnik. 

Ce qui inquiète aussi le neuropsychiatre c'est notre "disponibilité" et notre "capacité" à accepter un nouveau confinement. 

"Lors du premier confinement, on avait des réactions de défense très positives : l'humour et l'entraide. Les gens serraient les dents et souriaient en attendant la fin du confinement. Là, on ne voit aucune réaction d'humour. Au contraire, on voit des réactions d'agressivité apparaître." 

Serrer les dents c'est donc sans doute ce qu'il va à nouveau falloir faire, pendant au moins quatre semaines et malgré notre réticence, dit Boris Cyrulnik car selon lui, c'est la seule façon aujourd'hui de lutter contre l'épidémie : "Toutes les épidémies de peste se sont propagées par une minorité de gens qui refusaient de se confiner." 

Alors comment les Français vont-ils réagir ? Doit-on craindre des manifestations contre les restrictions, comme on peut en avoir en Italie ? L'acceptation semble très difficile aujourd'hui en France et la vie s'annonce compliquée et dure pour une partie de la population. 

"L'isolement est la pire des agressions. Un isolement sensoriel est une altération du cerveau. On voit que le circuit de la mémoire et de l'émotion s'atrophient et dans ce cas, c'est une grave altération. On peut déclencher un processus de résilience à condition que ça ne dure pas trop longtemps."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess