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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le rectorat de Toulouse permet à un collège le dédoublement des classes avant de faire marche arrière

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Par , France Bleu Occitanie

À cause d'un sureffectif important, les enseignants estiment que le protocole sanitaire est inapplicable au collège de Castanet-Tolosan près de Toulouse. Dans un premier temps, le rectorat avait accepté le dédoublement des classes, puis a retiré son accord ce lundi.

Les enseignants de Jean Jaurès estiment que le protocole est inapplicable dans leur collège de 900 élèves.
Les enseignants de Jean Jaurès estiment que le protocole est inapplicable dans leur collège de 900 élèves. - DR

Vendredi dernier, le 6 novembre, la quasi-totalité des enseignants du collège Jean-Jaurès de Castanet-Tolosan (Haute-Garonne) ont débrayé. Ils estimaient qu’ils ne pouvaient faire cours avec le nouveau protocole. Il faut dire que les professeurs alertent depuis des mois déjà sur les surpopulations dans cet établissement. Dimensionné pour accueillir 800 élèves, il en reçoit 900. 

Les élèves mangent dans leur classe 

Un exemple de l’inadaptation des lieux au nouveau protocole : la moitié des élèves ne peuvent plus manger à la cantine. Ils doivent manger dans leur classe, sans surveillance, ce qui pose évidemment des questions sanitaires. 

La cour et les couloirs sont également surchargés. Les cours sont beaucoup moins sereins depuis que les professeurs doivent changer de classe. Dans un communiqué, les enseignants racontent : "Chaque déplacement des élèves dans le collège (partir en récréation par exemple ou rejoindre sa classe) donne lieu à des brassages et à une surpopulation dignes des images vues dans les réseaux sociaux ce we et incompatibles avec les règles sanitaires. Sans compter que les agents doivent faire face à une augmentation de leur charge de travail (désinfection des locaux), alors qu’ils sont en sous-effectif de près de 30% (sans aucun remplacement)." 

La totalité des enseignants et la FCPE pour le dédoublement des classes 

Face à cette situation, vendredi midi, le rectorat a accepté la demande des enseignants du collège Jean-Jaurès de faire cours deux jours, ou deux jours et demi. Pendant, tout le week-end, les enseignants et la direction ont travaillé pour mettre en place une continuité pédagogique et un nouvel emploi du temps. "Vendredi dans la matinée, le rectorat accepte cette organisation. Tout le monde travaille d’arrache-pied pour la mettre en place (les élèves viennent par demi-semaine). Les parents soutiennent cette démarche. La mairie étudie la possibilité d’une organisation similaire dans les établissements du premier degré de la commune", poursuit le communiqué. 

Tout était prêt et a démarré pour la reprise ce lundi 9 novembre. Mais à 9h30, le rectorat a rétropédalé et a demandé à l’établissement de reprendre les cours pour tous les élèves en même temps. Ce lundi après-midi, il demande finalement à l'établissement de réécrire un protocole, mais les professeurs restent très méfiants. 

Contacté sur ce dossier, le rectorat n'a pas expliqué pour le moment les raisons de ce revirement. 

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