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Économie – Social

Le Rio Tagus va enfin quitter le port de Sète

mardi 4 octobre 2016 à 18:06 Par Sébastien Garnier, France Bleu Hérault

Le cargo Rio Tagus amarré dans le port de Sète (Hérault) depuis 2010 a enfin trouvé preneur. Il a été acheté aux enchères ce lundi au tribunal de Montpellier pour la somme de 11 000 euros par une société espagnole, qui souhaite récupérer l'acier.

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illustration © Maxppp -

Sète, France

Il croupissait depuis six ans dans le port. Le Rio Tagus, bateau-poubelle amarré au quai Paul-Riquet dans le bassin Cayenne, va enfin quitter Sète.

Le Rio Tagus est arrivé a Sète fin octobre 2010 en provenance d'Egypte avec 12 marins, originaires de Guinée, d'Egypte et d'Ukraine, à son bord. Un des deux moteurs ne fonctionnait pas et il y avait des voies d'eau dans la coque.

Le cargo de 80 mètres de long transportait 2.700 tonnes d'urée, un produit chimique qui sert à fabriquer de l'engrais.

Dans un premier temps, on a pensé que le navire pourrait être réparé. Finalement, il n'a jamais eu l'autorisation de reprendre la mer.

La cargaison a été déchargée. Après quatre mois de galère, les marins ont pu rentrer chez eux. Des associations de Sète les avaient aidés financièrement, notamment le Sea Men’s Club. Ils avaient ensuite bénéficié du rapatriement de l’office français de l’immigration.

illustration - Maxppp
illustration © Maxppp -

Plusieurs ventes aux enchères infructueuses

Plusieurs ventes aux enchères ont été organisées ces dernières années, sans succès, jusqu'à cette semaine ou le chimiquier a enfin trouvé preneur. La société barcelonaise Varadero, spécialisée dans le démantèlement de ce genre de bateau, a mis 11.000 euros sur la table (le cargo était estimé à 195.000 euros lors des dernières enchères de 2013).

La direction du port de Sète se réjouit à l'idée de voir ce bateau-poubelle quitter le quai Paul-Riquet. Elle redoutait d'avoir à "déchirer" le navire à ses frais.

"C'est un bateau rouillé donc sur le plan de l'image du port c'est pas très joli. Il prend de la place et il y a un risque de trou dans la coque : chaque fois qu'il pleut, il faut pomper la cale." Marc Chevallier président du port de Sète

Marc Chevallier président du port de Sète

Le navire va être détruit à Barcelone ou à Sète

L'entreprise espère pouvoir tracter l'épave jusqu'à Barcelone avant la fin de l'année. Ce tractage pourrait coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros. Si Varadero n'obtient pas l'accord des autorités maritimes, le déchirement se fera à Sète. Et dans ce cas, ce sera plus long, poursuit Marc Chevallier.

"Il faut plusieurs mois pour démanteler. Il faut installer un périmètre de sécurité, il faut traiter les produits dangereux -gazoil, huiles -, il y a de l'amiante autour des cheminées... Tout ça c''est long et compliqué."

Marc Chevallier président du port de Sète