Société

Le RSA, l’une des compétences du conseil départemental

Par Yann Lastennet, France Bleu Maine mercredi 18 mars 2015 à 18:06

Suite et fin de notre série de reportages sur les compétences du conseil départemental. Le RSA, le revenu de solidarité active a remplacé le RMI (le revenu minimum d'insertion). Depuis 2009, ce sont les conseils généraux qui gèrent et attribuent le RSA. Et, crise économique oblige, les bénéficiaires sont de plus en plus nombreux.

Cette allocation est un complément de revenu pour les  personnes qui n'ont pas ou peu de ressources. Cette aide financière varie en fonction des revenus des bénéficiaires et de la composition du foyer : de 513 euros pour une personne seule sans activité, à 925 euros pour un foyer avec 2 ans etc... L'objectif du dispositif est double : à la fois offrir un revenu minimum pour ceux qui n'ont pas du tout d'activité mais aussi favoriser le retour à l'emploi. 

13 263 sarthois bénéficient du RSA

13 263 sarthois bénéficiaient du RSA fin décembre contre à peine 9000 en 2009. La crise est passée par là et l'enveloppe attribuée au revenu de solidarité active ne cesse d'augmenter : + 10 % l'an passé. Elle s'élève aujourd'hui 76 millions d'euros. cela représente 12 % du budget global du conseil général. 66 millions d'euros sont réservés au paiement des allocations, le reste, soit 10 millions, sert à mettre en place des mécanismes de retour à l'emploi. Des chantiers d'insertion aux contrats aidés en passant par des formations. 7 conseillers démarchent les entreprises du département pour trouver des postes. Ils s'occupent chacun d'une centaine d'allocataires du RSA, ceux prêts à reprendre un emploi. Mais ce dispositif a ses limites. En 2014, 302 personnes sur les 13 263 allocataires ont retrouvé une activité ; la plupart en CDD. L'an passé, seules 30 personnes, ont décroché un CDI. Anita Juglet-Fourmy, responsable du bureau emploi du conseil général de la Sarthe.

Anita Juglet-Fourmy responsable du bureau emploi du conseil général

Pour bénéficier du RSA, il faut être agé d'au moins 25 ans et être français, ou titulaire d'un titre de séjour depuis au moins 5 ans. La fraude serait marginale moins de 10 % selon une estimation nationale.  

Céline a retrouvé un travail grâce au dispositif de retour à l’emploi.

Céline est aujourd'hui assistante comptable dans une entreprise de transport de l'agglomération. Rien à voir avec sa formation puisque cette jeune femme de 30 ans travaillait dans l'immobilier. Mais en 2012, elle se retrouve sans emploi, seule avec sa petite fille alors pour survivre et bénéficier d'un revenu minimum, Céline fait valoir ses droits au RSA mais ce n'a pas été évident au départ car il y a encore beaucoup de préjugés autour du revenu de solidarité active.

Celine, ex allocataire du RSA, est aujourd'hui assistante sociale

1828 allocataires du RSA ont été placés l’an passé des chantiers d’insertion car le retour à l’emploi peut être long pour ceux ou celles qui n’ont pas travaillé depuis de longues années.

 

 

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