Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le salon des deux-roues de Grasse s'engage contre l'accidentologie

-
Par , France Bleu Azur

La ville de Grasse a fêté les deux roues ce dimanche. Un salon consacré à la moto, aux scooters ou encore aux trottinettes électriques. Le but de cette journée, faire vrombir les moteurs et sensibiliser le public aux moyens de lutte contre l'accidentologie routière.

Les plus gros bolides étaient de sortie ce dimanche à Grasse
Les plus gros bolides étaient de sortie ce dimanche à Grasse © Radio France - Stéphane Maggiolini

Des moteurs qui vrombissent, à quelques centimètres des oreilles des amoureux de moto. Ce dimanche, la ville de Grasse accueillait son deuxième salon des deux-roues. Une édition placée sous le signe de la sécurité routière. Au-delà du plaisir visuel provoqué par les motos, de la plus ancienne à la plus moderne, l’événement avait pour objectif de sensibiliser le public à l'accidentologie, croissante, connue par les motards. L'année dernière, vingt-huit d'entre-eux sont décédés sur les routes des Alpes-Maritimes.

"Le manque de maîtrise engendre des accidents"

Parmi les moyens de capter l'attention des visiteurs : un simulateur d'inclinaison. Il reproduit les sensations produites par un deux-roues, dans un virage, et permet aux motards d'apprendre à mieux aborder les courbes à grande vitesse. "Dans notre département, c'est principalement le manque de maîtrise qui engendre des accidents. Ce simulateur permet de se rendre compte que l'on peut incliner sa moto très bas,  peu de motards le font dans les virages, ils préfèrent ralentir alors que ça ne sert à rien. Il faut prendre un meilleur angle, sortir le haut du corps et ce sera bien plus simple pour se sortir d'une situation délicate", conseille Daniel Costes, formateur. 

Des circuits plutôt que des routes

Pour les plus expérimentés, la moto devient un sport et n'est plus un simple moyen de transport. Beaucoup préfèrent alors tester leurs limites sur des circuits spécialisées. C'est ce conseil que donne Michael Lemaire, éducateur sportif spécialisé dans la moto. Il initie, dès l'âge de 5 ans, les amoureux du deux-roues à son sport. "On commence la formation très tôt pour inculquer très vite un comportement exemplaire et adapté sur les routes. On conseille à ces jeunes d'aller se défouler sur des pistes plutôt que de prendre des risques sur les routes. Il est vrai que _les cadets prêtent peu d'attention aux règles et se focalisent sur la vitesse_, mais on fait tout pour qu'ils comprennent que l'on ne fait pas de la moto n'importe comment", affirme l'éducateur.

"Il faut que les professionnels fassent un effort"

Autre solution, incontournable pour lutter contre l'accidentologie : les protections. Après le gilet airbag, les gants obligatoires et les casques,  place aux vêtements réfléchissants et aux doublures de clignotants à poser sur le sac à dos. Les constructeurs innovent chaque année mais ces innovations coûtent relativement cher. Les jeunes conducteurs, très adeptes du deux-roues, n'ont pas forcément de quoi les payer. "Nous sommes conscients de cette problématique, bien que certains préfèrent acheter des pots d'échappement à 1000 euros, plutôt qu'un gilet à 400 euros", remarque Franck Taquet, policier à Grasse. "Au-delà de cette nuance, les vendeurs de moto ont un rôle à jouer pour les petits budgets. Quand j'étais jeune, j'avais acheté un cyclomoteur : le casque et l'antivol m'avaient été offerts. Il faut que les professionnels d'aujourd'hui, avec qui l'on négocie, fassent un effort en ayant comme objectif de ne pas vendre qu'un véhicule, mais tout le minimum vital qui va avec", demande le motard de la Police Nationale.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess