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Société

Le Secours catholique de Meurthe-et-Moselle, en lutte contre les préjugés

jeudi 9 novembre 2017 à 5:06 Par Isabelle Baudriller, France Bleu Sud Lorraine

Le Secours catholique publie ce jeudi 9 novembre son rapport sur l'état de la pauvreté en France. En Meurthe-et-Moselle, les bénévoles de l'association ont reçu et accompagné 13.000 personnes l'an dernier.

Philippe Guerquin et Stéphane Terreaux, président et délégué départemental du Secours catholique de Meurthe-et-Moselle
Philippe Guerquin et Stéphane Terreaux, président et délégué départemental du Secours catholique de Meurthe-et-Moselle © Radio France - Isabelle Baudriller

"Qui croit encore que les démunis ont la belle vie ?" C'est sous ce titre que le Secours catholique publie son rapport annuel sur l'état de la pauvreté en France ce jeudi. En Meurthe-et-Moselle, les bénévoles de l'association ont reçu et accompagné l'an passé 13.000 personnes dans leurs 31 lieux d'accueil. Des familles dans la précarité qui subissent et souffrent du poids des préjugés.

Un exemple, il y a quelques semaines : un retraité entre chez un opticien à Nancy et se fait rejeter du magasin, au motif qu'"ici, on ne reçoit pas les clochards". Cet homme rapporte cette humiliante et douloureuse mésaventure à Philippe Guerquin, le président du Secours Catholique 54. "Le regard sur les pauvres s'est considérablement durci", note-t-il.

De plus en plus de personnes pensent que si les pauvres sont dans cette situation, c'est de leur faute. Que si ces personnes voulaient s'en sortir, elles pourraient très bien s'en sortir alors que nous, nous voyons bien quelles sont leurs difficultés" - Philippe Guerquin, président du Secours catholique de Meurthe-et-Moselle

Autre préjugé souligné par le Secours catholique dans son rapport : "les pauvres font des enfants pour toucher les allocations familiales". "La réalité que nous constatons en Meurthe-et-Moselle est bien différente !" se désole Stéphane Terreaux. "Deux tiers des familles que nous accueillons ont des enfants et les allocations ne compensent pas un vrai salaire ni tout ce qui peut découler d'une vie de famille. Une étude de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale a calculé en budget réel que les allocations familiales pour les 10% les plus pauvres de la population couvrent un tiers du budget nécessaire pour un enfant."

Qui plus est, une part importante des personnes en situation de précarité n'ont pas accès aux aides auxquelles elles peuvent - pourtant - prétendre : 31% n'ont pas recours à leurs allocations familiales, 40% au RSA (Revenu de solidarité active). Par méconnaissance, par difficulté avec l'administration. Mais aussi par honte.