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Santé – Sciences

Le service des urgences de l'hôpital de la Timone rejoint le mouvement de grève national

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Par , France Bleu Provence

Le mouvement de grève qui agite les services d'urgences dans toute la France depuis maintenant cinq mois a finalement été rejoint par celui de la Timone, à Marseille. Les personnels dénoncent le manque de moyens, d'effectifs et de matériel.

Illustration : l'entrée des urgences à l'hôpital de la Timone, à Marseille
Illustration : l'entrée des urgences à l'hôpital de la Timone, à Marseille © Radio France - Alexia Cappuccio

Marseille, France

Brassard "En grève" au bras, les infirmiers, aide-soignants et médecins accueillent malgré tout les patients aux urgences adultes de la Timone. Ils ont rejoint le mouvement de grève national qui touche de nombreux services d'urgences en France. Les personnels dénoncent leurs conditions de travail : sans moyens humains, financiers et matériels, ils ne peuvent plus prendre en charge correctement les patients.

"Entre services, on se vole les brancards. Sur le mois de juillet, on en avait 46 en moyenne au lieu de 90."

Jules est infirmier au service d'urgences de la Timone. En plus des vols de brancards entre services, il ne tolère plus de voir tous ces patients dans les couloirs à cause de lits qui manquent. "J'ai déjà vu quelqu'un attendre plus de 30 heures sur un brancard avant d'être hospitalisé", explique-t-il. Il voit passer en moyenne 250 patients par jour, qui attendent six à sept heures en moyenne en salle d'attente. 

Et ces délais finissent par échauffer les esprits de certains patients, ce qui conduit à des agressions envers les soignants, raconte Julia, aide-soignante. 

Un problème national 

Selon Vincent Carret, médecin urgentiste à l'hôpital de Toulon-La Seyne et référent de l'association des médecins urgentistes de France (AMUF) dans le Var, ces problématiques sont les mêmes pour tous les services d'urgences de France. 

Il dénonce lui aussi un flux de patient trop important pour un effectif trop réduit, et pointe du doigt les politiques de santé qui, depuis 30 ans, sont votées sans concertation avec les professionnels de santé.