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Le service national universel testé dans treize départements à partir de ce dimanche

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

À partir de ce dimanche et pour une dizaine de jours, 2.000 jeunes de 16 ans de toute la France vont expérimenter le Service national universel. C'est un projet cher au Président de la République, qui a des objectifs très ambitieux. À terme, tous les jeunes devront y participer.

L'uniforme bleu du Service national universel ressemble "un peu à celui de la police" selon Quentin, 15 ans.
L'uniforme bleu du Service national universel ressemble "un peu à celui de la police" selon Quentin, 15 ans. © Radio France - Nicolas Olivier

Le premier test du Service national universel (SNU) débute ce dimanche, avec 2.000 jeunes, dans toute la France. C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. 

Une première édition "test"

C'est une première édition à échelle réduite qui débute ce dimanche. 2.000 volontaires, dont 50 en situation de handicap, de 15 à 16 ans ont été choisis sur près de 4.000 candidats. Ces jeunes ont été envoyés dans 13 départements de France métropolitaine ou en Guyane. Ils seront hébergés dans des "centres SNU" qui sont en fait des internats, des centres de vacances ou des établissements Crous. 450 adultes encadreront ce premier test. 

Les jeunes choisis proviennent de divers horizons, ce sont des lycéens, des décrocheurs scolaires, des apprentis etc. 

Un programme presque militaire 

Le SNU apportera "les connaissances nécessaires aux jeunes générations du monde de la défense à travers notamment un module défense et mémoire" a expliqué le 23 mai dernier auprès des formateurs, la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq. 

L'uniforme bleu marine ainsi que deux cocardes seront de rigueur. Le matin, les jeunes faisant leur SNU devront élever le drapeau sur le mât dans la cérémonie de la levée de couleurs. Puis ils devront entonner une Marseillaise à huit heures du matin. Ils seront regroupés au sein d'une compagnie. Le vocabulaire militaire est donc adopté pour le Service national universel.

Au programme de ces douze jours de SNU, activités physiques en pleine nature, visites de sites, témoignages d'autres engagés, sensibilisation aux valeurs de liberté, égalité et fraternité, connaissance des principaux services publics, module d'initiation au code de la route. Les fils rouges voulus par Gabriel Attal, secrétaire d'État en charge du SNU, sont l'engagement et le développement durable.  Ils devront également suivre deux modules d'une journée, "sécurité" et "défense et mémoire".

Ce ne sera que la première partie du SNU qui devra être complétée par une mission d'intérêt général cet été ou durant l'année scolaire 2019-2020. Cette mission durera deux semaines auprès d'associations, de maisons de retraite ou encore de services de pompiers. 

Des objectifs ambitieux mais critiqués

Quatre objectifs principaux ont été rattachés au SNU : "développer une culture de l'engagement pour accroître la cohésion et la résilience de la nation", "garantir un brassage social et territorial de l'ensemble d'une classe d'âge", "renforcer l'orientation en amont et l'accompagnement des jeunes dans la construction de leurs parcours personnel et professionnel" et enfin "valoriser les territoires et leur patrimoine culturel".

Ce sont des objectifs ambitieux, qui sont parfois critiqués. "Nous partageons les constats du gouvernement sur le manque de mixité sociale mais nous pensons que le SNU n'est pas la bonne réponse", déclare à l'AFP Orlane François, à la tête de la Fage, premier syndicat étudiant. 

Deux semaines en caserne, ça peut séduire une partie de la population, nostalgique du service militaire, mais pas les jeunes qui sont quand même les premiers concernés". 

Les opposants au SNU, dont les associations étudiantes, s'interrogent sur la réalité d'une "meilleure cohésion" avec la nation grâce à deux semaines de vie collective, au plus proche d'elle. Les mouvements étudiants voient surtout des coûts très élevés alors qu'ils estiment que l'enseignement supérieur en aurait plus besoin. 

L'année prochaine, 40.000 jeunes participeront à ce dispositif qui veut se généraliser à toute une classe d'âge dans les années à venir, soit environ 800.000 adolescents. 

Le gouvernement n'a pas donné précisément de chiffre sur le budget total du SNU. Le secrétaire d'Etat, Gabriel Attal, estime que le coût par participant pour douze jours de service est de 2.000 €. Rapporté à 800.000 personnes, cela représente 1,6 milliard d'euros par an. 

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