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Dossier : Coronavirus

Le seul cas de coronavirus confirmé dans les prisons des Hauts-de-France est à Amiens

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Par , France Bleu Picardie

Un des 10 cas confirmés de coronavirus dans les prisons françaises est à la maison d'arrêt d'Amiens. Transféré au CHU, l'homme est dans un état grave en réanimation. Les syndicats s'inquiètent d'une "poudrière" si l'épidémie prend.

La maison d'arrêt d'Amiens (Somme), le 22 janvier 2020.
La maison d'arrêt d'Amiens (Somme), le 22 janvier 2020. © Radio France - François Sauvestre

Jérôme n'a appris que ce mercredi l'hospitalisation de son père, un détenu de 59 ans de la maison d'arrêt d'Amiens. "Je l'ai eu au téléphone mercredi de la semaine dernière. Il toussait, il avait mal à la gorge. On entendait à peine sa voix. Il disait déjà qu'il était malade, mais c'est compliqué de voir un médecin en prison", assure le fils du détenu. 

Son père est le seul cas confirmé de coronavirus dans les prisons des Hauts-de-France, selon les informations de France Bleu Picardie. Et donc un des dix cas confirmés en France, selon le décompte annoncé par la ministre de la Justice Nicole Belloubet jeudi matin sur France Inter, voir 15 cas, selon les informations de franceinfo ce jeudi soir. 350 personnes sont également confinées en France, selon la ministre.

"Je suis en colère", dit le fils d'un détenu hospitalisé

Le père de Jérôme est aujourd'hui hospitalisé dans un état grave en réanimation au CHU d'Amiens. Selon Jérôme, la prison a tardé à le prévenir, alors que son père présentait déjà des signes du coronavirus : "Je suis en colère. La prison ne m'a appelé que ce mercredi, alors que mon père a été transféré à l'hôpital vendredi dernier. J'ai passé des heures à tenter de joindre le CHU, ils sont débordés. Et comme il est atteint du coronavirus, je ne peux pas le voir, je n'ai même pas pu lui passer un coup de fil"

Le père de Jérôme partageait sa cellule avec un autre détenu, qui a été placé en cellule individuelle, en tant que suspicion de cas de coronavirus. L'administration pénitentiaire a fourni des masques aux surveillants qui entrent en contact avec lui. Mais "Juste pour entrer en contact avec ce détenu", note Joris Ledoux, secrétaire régional adjoint du syndicat de surveillants UFAP-UNSA.

Les surveillants craignent une multiplication des cas

"Pour le quotidien, on n'a rien, pas de masque ni matériel de protection. On nous dit que des ailes de prison seront confinées pour accueillir les cas de Covid-19, mais si vous avez 30 détenus qui côtoient les surveillants, ça pose un souci. On sent poindre l'hécatombe", s'emporte Joris Ledoux. 

Selon lui, si les cas se multiplient, la tension va monter parmi les détenus. Et le personnel est d'autant moins armé face à cette "poudrière", comme il l'appelle, que nombre d'entre eux sont absent car placés en quatorzaine ou en arrêt de travail pour faire l'école à la maison à leurs enfants. 

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