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"Le silence des traîtres", un roman pour découvrir la police scientifique de Chambéry

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Par , France Bleu Pays de Savoie

A travers son roman policier Le silence des traîtres, Vanessa Laferrière, policier scientifique à Chambéry, présente un métier méconnu, ou seulement connu du grand public grâce aux séries télévisées... qui ne reflètent pas forcément la réalité du terrain.

Illustration
Illustration © Maxppp - Franck Lallemand

L'histoire : les enquêteurs de la Sûreté Départementale de Chambéry mènent les investigations après la découverte d'un corps dans la forêt des Monts. Max est le directeur d'enquête, Nine policier scientifique. "J'ai situé l'action de mon livre à Chambéry. En revanche, tout ce qui m'a inspiré pour l'écriture ne vient pas que de Chambéry. Mais ça pourrait !" résume Vanessa Laferrière, de l'Identité Judiciaire, policier scientifique depuis quinze ans.

Vanessa Laferrière publie son deuxième roman, Le silence des traîtres
Vanessa Laferrière publie son deuxième roman, Le silence des traîtres - Vava Monk

Les experts de la police ne sont pas seulement dans les grandes villes américaines des séries télévisées. A Chambéry, ils sont six policiers scientifiques à intervenir dans l'agglomération chambérienne, mais aussi d'Albertville et d'Aix-les-Bains. Ils traquent le moindre indice, la moindre trace sur les scènes de crime, mais aussi de délit.

Des appartements cambriolés aux scènes de crime

"La plupart du temps, notre métier consiste à intervenir sur tout ce qui est cambriolage, vol de véhicule" explique Vanessa Laferrière. Mais aussi à chaque décès, meurtre, suicide et accident, "même s'il n'y a pas toujours une origine criminelle aux causes de la mort" complète-t-elle. Tout en admettant avec un sourire : "On voit le mal partout !" Ces spécialistes cherchent surtout à déterminer les causes de la mort, les explications des faits. Les policiers scientifiques assistent d'ailleurs aux autopsies, à Chambéry et à Grenoble.

Le temps est compté : les policiers scientifiques n'interviennent qu'une seule fois sur un terrain, pour récolter tous les indices nécessaires à l'explication des faits.

S'il y a bien quelque chose de vrai dans les séries, c'est d'ailleurs la recherche du plus petit indice, et le travail minutieux autour des détails d'une scène criminelle ou délictuelle. "On s'est rendu compte par exemple qu'une certaine population responsable de cambriolages collait son oreille sur les portes pour entendre s'il y avait quelqu'un dans la maison ou l'appartement. On a fini par rattacher un certain nombre de cambriolages suite à ça, en procédant à des prélèvements ADN sur les fameuses traces d'oreille qu'il y avait sur les portes" raconte-t-elle. Un travail de fourmi que Vanessa Laferrière exerce depuis quinze ans.

Vanessa Laferrière, agent de la police scientifique de Chambéry

Il n'y a plus de laboratoire à Chambéry depuis quatre ans. Les agents collectent les indices et réalisent les prélèvements, mais les envoient à Ecully, en banlieue lyonnaise, à l'Institut de police technique et scientifique, qui centralise toutes les affaires de la région. Les analyses sont réalisées là-bas. Et les délais dépendent de l'importance des dossiers. Parfois, obtenir un résultat peut mettre "des mois".

Des personnels administratifs, pas des policiers

Pour Vanessa Laferrière, écrire est comme "un exutoire", en plus d'un plaisir pour cette "littéraire avant d'être scientifique". C'est aussi pour elle une façon de présenter sa profession, trop peu connue. Et trop peu reconnue : les agents ont beau être désignés comme des policiers scientifiques, ils ne sont pas considérés comme des policiers à part entière. "Nous n'avons pas de statut. Mais nous devons assister à toutes les autopsies, nous lever en plein milieu de la nuit pour aller constater le décès d'une personne... ça fait quinze ans que j'exerce, et ça n'évolue pas. Je suis toujours un personnel administratif" déplore-t-elle.

Elle explique aussi faire face à un manque de moyens, "comme tous les commissariats de France", tout en admettant qu'avec ses six agents, Chambéry est bien dotée. Un septième va d'ailleurs être recruté prochainement.

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