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Le syndicat autonome des pompiers du Gard dénonce des baisses d'effectifs la nuit dans les casernes

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Par , France Bleu Gard Lozère

Des effectifs en moins la nuit dans les casernes de pompiers du Gard. C'est ce que dénonce le syndicat autonome. Depuis la mise en place du couvre feu, les interventions ont certes diminué pendant la nuit. Ce n'est pas une raison pour diminuer les gardes selon le syndicat.

Illustration pompiers du Gard. SDIS 30.
Illustration pompiers du Gard. SDIS 30. © Radio France - Sylvie Duchesne

"La direction du SDIS a profité de la trêve des confiseurs pour sortir une note de service appelant à réduire les effectifs de garde pendant les périodes de nuit déplore Sébastien Perrier, le président du syndicat autonome des pompiers du Gard. L'explication avancée, c'est une baisse du nombre des interventions la nuit à cause du confinement, pour autant, les activités liées à la Covid-19 restent soutenues, elles sont beaucoup plus gourmandes en heures de travail à cause de la désinfection nécessaire des véhicules. Et là où on n'est pas d'accord avec le SIDS, c'est qu'on est dans une période hivernale où il y a le risque le plus élevé d'incendies d'habitations à cause des chauffages. Ce risque là n'est pas du tout réduit.

"Des effectifs en moins, ce sont des risques en plus pour les pompiers poursuit Sébastien Perrier. "On risque d'être moins nombreux à pouvoir partir en opération." Il appelle les chefs de centres à la "désobéissance civile" en continuant à programmer les gardes normalement. 

"On n'est pas des irresponsables" 

Le président du syndicat autonome va demander à être reçu par le directeur du SDIS pour dire son opposition à cette mesure. Il craint que cette baisse d'effectifs n'en préfigure d'autres. La question devrait être débattue lors du futur débat d'orientation budgétaire, le 4 février. Le colonel Jean-Michel Langlais qui dirige le SDIS 30 confirme que les interventions ont baissé de 20 à 25% la nuit depuis le confinement. "Il reste entre 200 à 220 pompiers opérationnels à ce moment-là. La diminution des heures de garde ne concerne qu'une quinzaine de pompiers pour tout le département. Et en plus, ça ne concerne que les pompiers volontaires. Moins de la moitié des centres est concernée par cette mesure. Lors du premier confinement, on avait déjà 30% d'interventions en moins, on avait déjà réduit les gardes et personne ne s'en est plaint." 

Le colonel Langlais précise que les effectifs de garde sont cadrés par arrêté préfectoral avec une fourchette basse et haute selon les périodes. "On n'est pas des irresponsables" conclut-il

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