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Le syndicat des apiculteurs en Midi-Pyrénées travaille sur "une proposition de loi" contre le vol de ruches

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Par , France Bleu Occitanie

Olivier Fernandez du syndicat des apiculteurs en Midi-Pyrénées était l'invité de France Bleu Occitanie sur le problème des vols de ruches. Le syndicat vient d'embaucher une juriste.

Les apiculteurs s'équipent contre les voleurs.
Les apiculteurs s'équipent contre les voleurs. © Maxppp - .

Olivier Fernandez est le président du Syndicat des apiculteurs en Midi-Pyrénées. On revient avec lui sur la question du vol de ruches. Un apiculteur de l'Aveyron s'est fait voler une trentaine de ruches la semaine dernière dans le secteur de Villefranche-de-Rouergue. 

Est-ce que ça arrive de plus en plus souvent dans la région?

Oui, c'est un phénomène qui ne date pas d'aujourd'hui puisque depuis l'Antiquité, on avait problème de vol de ruches. Mais aujourd'hui, on voit qu'il y a des vols de ruches plus nombreux à cause de la surmortalité qu'on connaît dans nos ruches. Et donc, ce sont des apiculteurs, chaque fois, qui volent des ruches. Il faut quand même s’y connaître pour voler une ruche. Et donc ce sont des personnes qui sont malveillantes et qui veulent augmenter leur cheptel ou qui ont perdu une partie de leur cheptel. C’est plus simple de se servir chez des collègues, c'est terrible. 

Olivier Fernandez est le président du Syndicat des apiculteurs en Midi-Pyrénées.

C’est terrible, ces vols en famille...

Sauf qu'on ne les connaît pas ces voleurs. Si on les retrouve, on les exclut de la profession. 

Vous craignez qu'il y ait des affrontements entre apiculteurs ? 

Vous savez, on est du milieu agricole, donc effectivement, parfois les paroles sont véhémentes. On le le voit aussi sur les réseaux sociaux et les groupes de parole, notamment sur les pages Facebook d'apiculture où beaucoup d'apiculteurs ont utilisé des menaces pour les voleurs. On est quand même un système républicain et c'est pour ça que nous, au niveau du syndicat des apiculteurs d'Occitanie, on a recruté ce mois-ci une juriste pour faire un bilan sur la situation des vols ces dernières années. 

Nous allons également faire une proposition de loi que nous allons transmettre à la fin du mois de mai au Premier ministre et à l'ensemble des députés et sénateurs afin de proposer de renforcer l'arsenal pénal en cas de vol de ruches pour que les voleurs soient réellement condamnés puis qu'aujourd'hui, ils ont souvent une amende symbolique qui leur est proposée. 

Qu'est-ce que vous avez mis en place également dans votre syndicat pour retrouver les voleurs ? 

Il y a quelques années, comme on a eu un gros vol, ça remonte à plus y 15 ans, un apiculteur professionnel a contacté une société à Labège pour lui demander de développer un capteur GPS. Et donc, une société de Labège a permis d’installer des capteurs GPS dans les ruches. Après, cela a un coût. Donc, on ne peut pas l'installer dans toutes les ruches. Mais on ne peut pas savoir quand on vient sur le rucher, dans quelle ruche il y a ces capteurs. Et effectivement, si le voleur reprend une de ses ruches, là on peut suivre son trajet sur notre téléphone.  

Beaucoup installent aussi des caméras. Est-ce que vous pouvez légalement exploiter leurs images? 

On les transmet à la gendarmerie, on ne peut pas en faire une diffusion.

Et ce matériel coûte cher ? 

Oui, c'est un coût important pour les professionnels. Il y a une prise en charge d'une partie par la Politique agricole commune européenne, mais pas pour les apiculteurs amateurs. 

On termine sur la production, parce que c'est important aussi. On a parlé des taux de mortalité qui dépassent ça les 35%. Comment vont les abeilles aujourd'hui, après l'épisode de gel notamment que l’on vient de traverser ? 

L'épisode de gel et surtout la température. On a eu quelques fleurs qui auraient été touchées par le gel, notamment sur les fruitiers. Mais après, sur le reste de la flore, on n'a pas été directement touchés, comme certains collègues agriculteurs sur leur production. Ce qui nous a touchés, c'est la vague de froid qui a suivi cette nuit de gel importante. Et quand il fait froid, il n'y a pas de montée de nectar dans les fleurs. Et puis, surtout, s'il ne fait pas une dizaine de degrés, les abeilles ne sortent pas. 

Pour ceux qui n'ont pas pu aller nourrir leurs ruches, on a eu quelques pertes de ruches. Moi-même, sur mon exploitation, j'ai perdu à peu près de 2%. Donc nous aurons un peu moins de miel de printemps. Mais après, dans les prochaines semaines, ça devrait aller. 

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