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Le syndicat Unité SGP Police des Alpes-Maritimes en colère : "On va rendre les armes" déclare son délégué

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Par , France Bleu Azur

Après deux semaines de manifestation contre les violences policières et le racisme au sein des forces de l'ordre, les policiers sont à bout. Leur représentant Unité SGP Police dans les Alpes-Maritimes parle de "point de rupture". Certains pourraient rendre les armes.

Police nationale. (illustration)
Police nationale. (illustration) © Radio France - Sylvie Charbonnier

L'émotion est très grande, après la mort de George Floyd, asphyxié par un policier aux Etats-Unis. Partout dans le monde et en France, une vague d'indignation déferle pour dénoncer le racisme et les violences dans la Police. Le premier ministre a appelé ce mardi au "respect et à la confiance" envers la police. Des affaires refont surface.

L'affaire Adama Traoré, mais aussi l'affaire Hakim Ajimi. Ce jeune grassois de 22 ans, tué, asphyxié en 2008 lors de son interpellation. Aujourd'hui, son frère Hatem Ajimi explique que Floyd, Traoré ou Hajimi, c'est le même problème qui persiste et qui n'est toujours pas réglé. De son coté, Laurent Martin de Frémont du syndicat Unité SGP Police dénonce des dérives. 

"C'est un mélange de colère, de dépit et d'incompréhension. Mes collègues veulent rendre les armes" (Laurent Martin de Frémont du syndicat Unité SGP Police)

Le syndicaliste azuréen est vent debout et affirme "on est au point de rupture". Il envisage des rassemblements notamment contre le gouvernement notamment. Le ministre de l'Intérieur exige une "tolérance zéro" contre le racisme au sein des forces de l’ordre. Il a révélé que l'an dernier "une trentaine d'enquêtes judiciaires ont été engagées contre des policiers sur des propos racistes". 

"À un moment donné, il faut comprendre que les policiers exercent avec des populations qui peuvent poser problème. Ce n'est pas être raciste que de le dire, il faut savoir poser les bons mots." 

"On va rendre les armes" : Ecoutez Laurent Martin de Frémont

La méthode d'interpellation controversée dite de l'étranglement (prise par le cou) sera abandonnée a dit le ministre de l'intérieur, et au sol, il sera interdit de s'appuyer sur la nuque ou le cou. Ce qui met en colère les policiers. 

"Comment un policier va t'il interpeller un colosse de deux mètres, aviné, sous stupéfiants ?" 

Laurent Martin de Frémont, du syndicat Unité SGP Police termine : "vous nous avez embrassé pendant les attentats et aujourd'hui vous êtes en train de nous vilipender et nous montrer du doigt". 

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