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Société

Le Téléphone Grave Danger arrive dans les Landes

lundi 9 novembre 2015 à 17:02 Par Nelly Assénat, France Bleu Gascogne

Les femmes victimes de violences conjugales dans les Landes peuvent désormais d'un téléphone grave danger, testé depuis 2009 dans d'autres départements. Il permet aux victimes de violences d'alerter les secours en un seul clic. Trois téléphones pour l'instant sont mis en service dans les Landes.

Le procureur de Mont-de-Marsan choisira les femmes qui auront le TGD
Le procureur de Mont-de-Marsan choisira les femmes qui auront le TGD © Radio France - Nelly Assénat

De loin, il ressemble à n'importe quel autre smartphone, sauf que celui-ci est d'une utilisation extrêmement simplifiée. En cas de menace, la victime de violences ne doit appuyer que sur une seule touche. Elle est alors mise en relation avec un opérateur de l'assureur Mondial Assistance. Après une vérification d'identité, Mondial Assistance alerte immédiatement les services de police ou de gendarmerie les plus proches. Le téléphone grave danger (TGD) est géolocalisé (si la victime de violences l'a autorisé), les secours peuvent donc intervenir très rapidement. 

Une dame a été sauvée grâce à ce téléphone.

—Martine Tapin, du CIDFF

Dans le cas où la victime ne pourrait pas parler au téléphone, l'alerte est quand même déclenchée. "Le système est très efficace", assure Martine Tapin, la directrice du Centre Départemental d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF). "En Seine Saint-Denis, une femme a eu la vie sauve grâce au téléphone grave danger".

Trois téléphones pour l'instant dans les Landes

Le système des TGD existe en France depuis 2009. D'abord testé en région parisienne, il s'étend dans tout le pays. Pour l'instant seulement trois téléphones sont annoncés dans le département des Landes (deux sur le secteur de Mont-de-Marsan et un sur Dax), mais le chiffre est amené à évoluer à la hausse si on en croit Henri Emmanuelli, le Président du Conseil Départemental quand il s'adresse aux services de la justice : "Si vous en voulez dix de pus, considérez que c'est fait ! Je m'en porte garant". Ce lundi matin 9 novembre, une convention a été signée entre le Département des Landes, les services de l'Etat, la Police, la Gendarmerie, les procureurs des Dax et de Mont-de-Marsan et le CIDFF des Landes. 

Ces TGD sont réservés à des victimes choisies par le procureur de la République de Dax ou de Mont-de-Marsan, sur proposition du CIDFF. Il s'agit uniquement de personnes qui n'habitent plus avec le conjoint violent. L'auteur des violences a déjà fait l'objet d'une décision de justice et il a l'interdiction d'entrer en contact avec sa victime. Forcément, cela restreint le nombre de femmes qui ont accès à ces TGD, mais d'après Martine Tapin du CIDFF : "Ce sont ces femmes là qui sont le plus en danger. Beaucoup de femmes sont beaucoup plus harcelées et menacées quand le conjoint a été éloigné du domicile (...) Beaucoup de décès de femmes victimes de violences se sont déroulés quand l'auteur a été éloigné".

Si j'avais su qu'il y a avait un portable, je me serais peut-être cachée.

—Une victime de violences conjugales

Ce lundi matin sur France Bleu Gascogne, une victime de violences conjugales livrait un témoignage bouleversant. Elle racontait son calvaire pour la première fois au micro de Stéphanie Hildenbrandt. Voici son témoignage en longueur. 

"Le plus dur c'est le traumatisme des mots (..) Fallait pas le contrarier".

"Le plus dur c'est le traumatisme des mots (...) Fallait pas le contrarier (...) Je me disais -c'est juste une mauvaise passe- (...) Il frappait là où ça ne se voyait pas".