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Le Train Jaune bientôt privatisé ?

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Par , , France Bleu Roussillon

La CGT s'inquiète de l'avenir de ligne, et craint une privatisation rampante. La SNCF a remis une étude à la région Languedoc-Roussillon, avec plusieurs scénarii. Le Train Jaune pourrait devenir un train purement touristique, hors réseau TER.

Le train jaune
Le train jaune © Radio France

Et si le Train jaune était privatisé ? C'est en tout cas une des craintes de la CGT. Ce jeudi soir à Font-Romeu (18h) le syndicat organise une soirée-débat sur l'avenir de la ligne. La SNCF a mené récemment une étude, à la demande du conseil régional de Languedoc-Roussillon. Dans le document remis, la compagnie ferroviaire proposerait plusieurs pistes pour l'avenir du "canari", si cher au coeur des Catalans. La SNCF et la Région souhaitent trouver un autre modèle économique pour cette ligne qui coûte 7,5 millions d'euros par an.

Un train touristique à prix unique ?

Pour la CGT c'est clair, la privatisation du Train Jaune est clairement envisagée par la SNCF. Si c'était le cas, il serait sorti du réseau TER et deviendrait un train touristique, comme le Train Rouge qui circule entre Rivesaltes et les Fenouillèdes. Un prix unique serait alors appliqué. On parle de 14 euros l'aller simple, quel que soit le nombre de kilomètres parcourus, et 20 euros l'aller-retour. On sortirait donc de la facturation à la distance, comme c'est le cas sur le réseau SNCF. La CGT ne se dit pas hostile à un changement de facturation pour les touristes, qui constituent 90% des passagers l'été, mais demanderait alors un tarif avantageux pour les riverains, les utilisateurs réguliers de la ligne.

Ou un trajet raccourci ?

Autre piste envisagée, s'il n'y a pas privatisation : réduire la voilure. En diminuant les cadences par exemple, le nombre de trains par période : à certains moments de l'année, le "canari" pourrait ne plus du tout rouler. Si on ne touche pas aux fréquences des trains, on pourrait jouer sur les distances. Le trajet du Train Jaune serait alors raccourci. On ne pourrait garder que la partie touristique entre Villefranche-de-Conflent et Font-Romeu, et on fermerait le reste entre Font-Romeu et Latour-de-Carol. Soit quasiment la moitié de la ligne (28 kilomètres sur 63).

"Aujourd'hui ce n'est pas de privatisation qu'il faut avoir peur, mais de disparition"  (Christian Bourquin, le président de la région Languedoc-Roussillon)

Pour Christian Bourquin, le président de la région Languedoc-Roussillon, c'est la survie même du Train Jaune qui est en jeu. "Aujourd'hui ce n'est pas de privatisation qu'il faut avoir peur, mais de disparition " estime l'élu. Mais pour l'instant, il dit n'être convaincu par aucune des pistes proposées par la SNCF.

Train jaune / son Bourquin

Les tractations en tout cas ont déjà commencé : la prochaine convention entre la Région et la SNCF, pour l'exploitation de la ligne, doit être signée avant le 1er janvier 2015.

Quel avenir pour le Train Jaune ?

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