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Le tribunal judiciaire de Marseille au bord de l'asphyxie

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Par , France Bleu Provence

Le tribunal judiciaire de Marseille est totalement débordé par des dossiers en attente. Les magistrats et les greffiers tirent la sonnette d'alarme et s'inquiètent pour la qualité de la justice. Ils demandent davantage de moyens humains et matériels.

Le tribunal correctionnel de Marseille est totalement débordé.
Le tribunal correctionnel de Marseille est totalement débordé. © Maxppp - TOMASELLI Antoine

C'est le président du tribunal judiciaire de Marseille, Olivier Leurent, qui a d'abord tiré la sonnette d'alarme en évoquant cette asphyxie. Il évoque même "un déni de justice" si la situation ne s'améliore pas. Ce cri d'alarme résonne à tous les échelons de cette institution appelée à rendre justice aussi bien à des victimes d'accidents du travail qu'à trancher dans des dossiers complexes de grande criminalité ou de santé publique concernant jusqu'à 22 départements français. 

"Nous avons des dossiers qui concernent la vie des gens et dans lesquels il y a des victimes. Des dossiers de violence, des infractions qui sont souvent graves et complexes. Les plus anciens dossiers attendent depuis plus de trois ans de passer en phase de jugement." - Clara Grande, déléguée du Syndicat de la magistrature

La période de confinement à cause de l'épidémie de Covid-19 a aggravé une situation déjà très tendue à Marseille. Avocats, greffiers, magistrats et justiciables disent ne pas en voir le bout. Pour les justiciables la situation est d'autant plus compliquée, certains attendant des indemnités, des aides des déblocages de dossiers...

"On ne rend plus une justice de qualité parce qu'une justice qui prend tant de temps, c'est une justice qui n'est pas efficace. On a délais parfois de 30 mois pour des personnes qui sont dans dossiers de litige d'invalidité." 

Six contrôleurs de l’inspection générale de la justice ont entamé, lundi 22 mars, un audit de fonctionnement de la chaîne pénale. Leur premier rapport est attendu en juin. Mais déjà le monde judiciaire demande davantage de moyens matériels et humains. Il manque 10 salles d'audience, des salles sont construites parfois pour que les audiences puissent se tenir.  

Si Marseille fait souvent la une pour ses affaires de violence liées au trafic de drogue, la 7e chambre spécialisée "n'arrive même plus à audiencer" certains dossiers graves d'associations de malfaiteurs, déplore Olivier Leurent. À l'instruction, certains dossiers sont vieux de cinq ans et devront parfois attendre encore deux ans pour un procès. Des juges se retrouvent parfois sans greffier. 

Pour le président du tribunal il faudrait 125 à 130 magistrats du siège (ceux chargés de rendre les décisions de justice) pour "tourner de manière satisfaisante". Il y en a actuellement 114. 

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