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VIDÉO - 200 femmes rassemblées pour un flashmob féministe à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

À l'occasion des trois ans de la Women's March, née en 2017 aux États-Unis, environ 200 femmes ont participé ce samedi à Montpellier à un flashmob pour dénoncer les violences faites aux femmes.

Les manifestantes réunies place de la Comédie à Montpellier ont chanté "El violador eres tu", slam chilien devenu un hymne contre les violences faites aux femmes partout dans le monde
Les manifestantes réunies place de la Comédie à Montpellier ont chanté "El violador eres tu", slam chilien devenu un hymne contre les violences faites aux femmes partout dans le monde © Radio France - Elena Louazon

Il y a trois ans, des millions de femmes se rassemblaient à la veille de l'investiture du président américain Donald Trump partout dans le monde. Depuis, ces "Women's marches" sont devenues un mouvement, même des associations dans plusieurs villes, comme à Montpellier. Pour célébrer l'anniversaire de cette mobilisation, un flashmob était organisé place de la Comédie samedi 18 janvier. Environ 200 femmes y ont repris le chant de "Un violador en tu camino", slam du groupe chilien Las Tesis, devenu un hymne contre les violences faites aux femmes à travers tous les continents

Les trois ans d'une révolution féministe

Trois ans plus tard, l'affaire Weinstein ou le mouvement #MeToo sont passés par là. Les revendications pour l'égalité sont de plus en plus entendues, et les femmes qui se disent féministes, de plus en plus nombreuses. "J'ai eu une prise de conscience en regardant d'abord une série qui parlait de ces questions, se rappelle Marina, néophyte sur la question il y a seulement un an et demi. Du coup j'ai passé des journées entières à lire sur le sujet. Les gens, quand ils nous voient sur la place en train de danser, ils vont se poser la question. Et ils vont faire comme moi : ils vont aller regarder sur internet. Ils vont se renseigner, et ils vont se dire « merde alors ». Si on ne le fait pas, il va se passer toujours les mêmes choses, les « eh oh, ma fille, tu ne t’habilles pas en jupe, on va te regarder les fesses », ou « mon fils, vas-y, drague, c’est super »".

Reportage avec ces manifestantes qui se sont découvertes féministes ces derniers mois

"L'affaire DSK ça n'avait pas déclenché comme ça la libération de la parole. MeToo l'a fait, analyse Marie-Noëlle Lanuit, l'une des organisatrices du flashmob. Et depuis, on voit dans les médias qu'on ne laisse plus rien passer, quoi. On ne peut plus entendre de réflexions vraiment sexistes, les femmes parlent. Et toutes celles qui le font le font pour toutes celles qui ne peuvent pas le faire. On est vraiment entendues très différemment".

"Il va falloir du temps pour que ça change et que ça évolue, mais on y arrive, et on y arrivera." - Marie-Noëlle Lanuit

Marie-Noëlle Lanuit, l'une des organisatrices du rassemblement

Portées par la vague féministe qui a déferlé depuis 2017, les associations de Montpellier vont organiser une première "marche des fiertés Féministes" le 8 mars prochain, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Le 6 décembre dernier, une soixantaine de femmes avaient déjà pris part à un premier flashmob à Montpellier - Radio France
Le 6 décembre dernier, une soixantaine de femmes avaient déjà pris part à un premier flashmob à Montpellier © Radio France - Elena Louazon
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