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"On les a enterrés comme des chiens" : à Saint-Avold, une messe pour aider les proches des morts du Covid-19

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Par , France Bleu Lorraine Nord

L'évêque de Metz a donné dimanche 16 août une messe en mémoire de tous les morts du coronavirus pour lesquels des funérailles catholiques n'ont pas pu être organisées pendant le confinement. Pour les familles croyantes, ça reste une blessure. Certains n'arrivent toujours pas à faire leur deuil.

La messe a été donnée par l'évêque de Metz en l'Abbatiale Saint-Nabor, ce dimanche 16 mars.
La messe a été donnée par l'évêque de Metz en l'Abbatiale Saint-Nabor, ce dimanche 16 mars. © Radio France - Marc Bertrand

"On les a enterrés comme des chiens", rage encore Lino, qui fume frénétiquement devant les portes de l'Abbatiale Saint-Nabor, à Saint-Avold. Ce dimanche, l'évêque est venu donner une messe en mémoire de tous les morts du coronavirus, qui n'ont pas pu être veillés et enterrés dans la tradition catholique. Une blessure qui reste pour les familles endeuillées comme celle de Lino. 

"Ma compagne n'a pas pu dire au revoir à sa mère"

Il a perdu sa belle-mère du coronavirus le 23 mars, en plein confinement, à l'hôpital Marie-Madeleine de Forbach. L'homme raconte : "Je ne vous dis même pas au cimetière, on nous a si mal accueilli", dit-il. "Ma compagne n'a pas pu dire au revoir à sa mère. Donc elle n'a pas fait le deuil. Ils n'ont pas pu aller la voir à l'hôpital". Pour éviter les contaminations au sein des hôpitaux, les visites avaient été interdites. 

Ils sont venus, ils ont pris le cercueil, et l'ont mis dans le caveau. C'est tout. Pas de prêtre, pas de messe, rien

Pour ce catholique croyant, l'interdiction de "toucher le cercueil, et de bénir le cercueil" a été une blessure. Lino avoue s'être énervé contre les employés des pompes funèbres : "Ils sont venus, ils ont pris le cercueil, et l'ont mis dans le caveau. C'est tout. Pas de prêtre, pas de messe, rien"

Besoin de rites pour faire son deuil

La messe de l'évêque à l'Abbatiale est une petite consolation. Une autre, pour sa belle-mère en particulier, est prévue fin août : "C'est là, peut-être, que la famille fera son deuil". "L'être humain a besoin de rites", confirme le curé archiprêtre de Saint-Nabor, Olivier Riboulot : "Le rite de la sépulture chrétienne, c'est important pour aider à vivre cette période de grande souffrance". Il le dit, la messe aura servi à prier pour les défunts, mais surtout pour les "familles en deuil qui ont été très éprouvées"

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