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Les activités commencent pour les mineurs isolés venus de Calais dans le centre d'accueil de Sion

Par Esteban Pinel, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu dimanche 30 octobre 2016 à 21:30

Trois de jeunes hébergés à Sion après leur premier après-midi sportif.
Trois de jeunes hébergés à Sion après leur premier après-midi sportif. © Radio France - Esteban Pinel

Quatre jours après leur arrivée à Sion (Meurthe-et-Moselle) en provenance de Calais, les mineurs isolés commencent les activités avec des éducateurs. Les jeunes qui n'ont pas déjà quitté la structure prennent leurs marques mais la plupart d'entre eux rêvent toujours d'aller en Angleterre.

Au milieu des promeneurs, sur la colline de Sion, une vingtaine de jeunes jouent au foot et s'essayent à la boxe. Arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi derniers de Calais, les mineurs isolés hébergés à Sion (Meurthe-et-Moselle) ont commencé les activités avec des éducateurs ce week-end.

Au départ, les jeunes étaient au nombre de 40. Mais 19 d'entre eux sont immédiatement partis par leurs propres moyens, avec l'espoir de gagner l'Angleterre. "Il pourrait tout à fait y avoir d'autres départ, explique Mathieu Klein, le président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle. Sion n'est pas une prison. Les jeunes sont libres de leurs mouvements."

Mathieu Klein, le président du conseil départemental (au centre), fait le point sur les jeunes avec la vice-présidente Agnès Marchand et Jean-François Raffy, secrétaire général de la sous-préfecture. - Radio France
Mathieu Klein, le président du conseil départemental (au centre), fait le point sur les jeunes avec la vice-présidente Agnès Marchand et Jean-François Raffy, secrétaire général de la sous-préfecture. © Radio France - Esteban Pinel

Sur les 21 mineurs restants, 14 souhaitent toujours aller outre Manche. "On leur fait comprendre que leur meilleure chance de partir en Angleterre, c'est de rester ici pour le moment", poursuit Mathieu Klein. Et pour cause, le département, qui gère l'accueil des mineurs, va les accompagner dans leurs démarches. L'enjeu, pour les candidats au départ : "apporter les preuves qu'ils ont de la famille sur place". Les autorités britanniques sont en effet très strictes à ce sujet.

Construire un "projet de vie"

En attendant, des éducateurs viennent donc à Sion pour proposer des activités sportives et culturelles. Sur le terrain de foot, des afghans, des soudanais et un congolais jouent ensemble dans un esprit très bon enfant, à la satisfaction des encadrants.

Les sourires reviennent. On a senti beaucoup de timidité, des difficultés de communication à cause de la langue, mais le sport permet de communiquer naturellement"

Le jeune congolais, seul francophone du groupe, confie qu'il "ne comprend pas beaucoup les autres". Mais il fait des efforts d'intégration. "J'ai envie de jouer dans un club de foot ici. En plus, ce serait bien pour mon dossier".

Dans quelques semaines, les encadrants feront le point avec chacun d'entre eux pour "commencer à construire leur projet de vie", indique Mathieu Klein. D'ici là, les jeunes vont découvrir Nancy à partir de mercredi prochaine. Ils viendront y passer leurs journées, accompagnés par des éducateurs, dans des locaux du conseil départemental.

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