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Société

Délinquance : le blues des agents de sécurité, de plus en plus agressés

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Depuis le début de l'été, les agents de sécurité de la Loire ont remarqué une recrudescence des violences. Ces dernières semaines, les vigiles du plan d'eau de Lorette ont été pris à partie par des jeunes. Même chose dans les magasins, notamment ceux de Saint-Étienne.

(image d'illustration)
(image d'illustration) © Maxppp - OLIVIER BOITET

Département Loire, France

Ces dernière semaines n'ont pas été de tout repos pour les agents de sécurité. Pris à partie au plan d'eau de Lorette, ou encore régulièrement agressés dans les magasins, les vigiles sont à bout.

Ils m'ont cassé une dent"- un agent de sécurité

Ils sont souvent debout, à la porte des magasins, pour surveiller et dissuader les voleurs mais les agents de sécurité sont souvent agressés.  De plus en plus souvent, d'après Elie, qui travaille dans une parfumerie du centre-ville de Saint-Étienne : "Il y a un mois, raconte-t-il, deux jeunes sont entrés et ont essayé de s'enfuir avec deux flacons. Je suis intervenu et ils m'ont frappé et cassé une dent. J'ai perdu connaissance". 

Coups, crachats, insultes de plus en plus fréquents pour les vigiles

Des coups, quand ce ne sont pas "des crachats ou des insultes". Le personnel de sécurité est particulièrement exposé dans les boutiques. A tel point que la société Prosegur, spécialisée dans ce secteur, à même "décidé de se retirer des magasins", nous confie Julien, salarié de l'entreprise depuis sept ans. Aujourd'hui, il est agent de sécurité mobile. C'est lui qui ferme la gare de Saint-Étienne Châteaucreux tous les soirs. Lui aussi a constaté une dégradation de l'atmosphère : "Avant, assure-t-il, on pouvait discuter, essayer de calmer la situation. Aujourd'hui, on reçoit tout de suite des menaces de mort".

Des agents qui ne sont pas réellement formés pour se défendre

Face à ces violences, Elie regrette que la formation d'agents de sécurité ne soit pas adaptée au métier. "Elle dure trois semaines, elle est vite fait, on ne nous apprend pas à nous défendre. Ce qui intéresse les entreprises, c'est qu'on signale les agissements suspects et les vols, pour qu'elles puissent garder leurs contrats avec les magasins. Qu'on se fasse taper n'est pas leur problème". Serge, qui dirige une agence de sécurité dans la Loire, déplore de son côté que "les vigiles ne puissent pas se défendre avec des armes, comme aux États-Unis. Aujourd'hui, dit-il, ils sont trop vulnérables face à des groupes violents".