Société

Les agressions contre les pompiers ont augmenté de 17,6% l'an dernier

Par Marina Cabiten, France Bleu mercredi 15 novembre 2017 à 11:45

Les pompiers ont déclaré davantage d'agressions en 2016 que l'année précédente selon une note de l'ONDRP
Les pompiers ont déclaré davantage d'agressions en 2016 que l'année précédente selon une note de l'ONDRP © Maxppp -

Un total de 2.280 sapeurs-pompiers ont déclaré avoir été victimes d'une agression en 2016, une hausse de 17,6% par rapport à 2015, selon une note de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiée mercredi.

Des chiffres qui "fournissent une tendance" mais "ne permettent pas d'avoir une vision pleine et entière du phénomène", souligne l'ONDRP, Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, qui publie mercredi une note sur les agressions dont se disent victimes les pompiers en intervention.

Les 2.280 agressions déclarées sur l'année 2016, une hausse de 17,6% par rapport à l'année précédente, ont donné lieu à 1.613 journées d'arrêt de travail, un nombre là encore en hausse (+36,1%) par rapport à l'année 2015 où les 1.939 agressions avaient donné lieu à 1.185 journées d'arrêt de travail. "Compte tenu de son caractère purement déclaratif et de l'absence d'obligation à déclarer les faits, (...) les chiffres présentés ne sont pas exhaustifs", car "la remontée des informations peut varier en fonction des SDIS (service départementaux d'incendie et de secours, ndlr)", souligne la note.

La Nouvelle-Aquitaine compte le plus d'agressions déclarées

Aucune agression n'a été déclarée en 2016 en Corse, où deux pompiers étaient tombés dans un guet-apens la nuit de Noël 2015 à Ajaccio. "La région qui compte le plus d'agressions de sapeurs-pompiers en 2016 est la région Nouvelle-Aquitaine avec 406 agressions déclarées. Les régions Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes recensent également un nombre élevé d'agressions de sapeurs-pompiers avec respectivement 366 et 301 agressions en 2016", détaille la note. Par ailleurs, près de 414 véhicules ont été endommagés ce qui représente un préjudice financier de 283.442 euros, soit une hausse de 183,4% par rapport à 2015.