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Des coiffeurs vont-ils récolter des fraises dans les champs ? Le ministre de l'Agriculture dit y réfléchir

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

"Un coiffeur qui n'a plus aucune activité, ne peut-il pas aller faire du travail dans les champs?" Sur France Bleu Paris, ce lundi, Didier Guillaume annonce que pour éviter une rupture de la chaîne d'approvisionnement, le gouvernement "envisage toutes les solutions".

La récolte des fraises.
La récolte des fraises. © Maxppp - Eric Ottino

Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, assure ce lundi sur France Bleu Paris que la _"pénurie n'est pas possible aujourd’hui"mais "si les agriculteurs ne font pas le travail dans leur champs aujourd’hui, alors dans six mois, dans un an, après les moissons, on aura des problèmes. Si ce matin, le lait n'est pas prélevé chez les éleveurs, demain on pourrait manquer de yaourts."_

Pour faire face, le gouvernement "envisage toutes les solutions", y compris faire travailler des Français au chômage technique. Vont-ils être réquisitionnés ? "Je ne pense pas mais en tout cas incités, je regarde avec Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, ce qui est possible".

"Un coiffeur qui n'a plus aucune activité, ne peut-il pas aller faire du travail dans les champs, ramasser les fruits, les fraises, aller dans une entreprise agroalimentaire mettre des yaourts dans des boites ?  Il faut envisager de nouvelles solidarités", explique le ministre de l'Agriculture.

Les agriculteurs manquent de bras dans les champs en ce moment, faute de travailleurs saisonniers. "Nous y travaillons", assure Didier Guillaume qui rappelle que si "les frontières sont fermées , dans l'espace européen les travailleurs de l'est de l’Europe peuvent continuer à venir".

Faire ses courses n'est "pas risqué"

Faire ses courses n'est "pas risqué", assure sur France Bleu Paris, le ministre de l'Agriculture, "à condition que l'on respecte les gestes barrières, le mètre de distance." Didier Guillaume assume aussi l'ouverture des marchés en plein air, "il faut que nos concitoyens continuent de s'alimenter en mangeant équilibré, pas uniquement en achetant des pâtes et du riz, mais aussi des produits frais."

Un discours ambigu dénoncé par les médecins qui prônent un confinement plus stricte, mais le ministre de l'Agriculture assume sa position . "Je ne dis pas de faire n'importe quoi, restez chez soi c'est indispensable pour gagner la guerre contre le coronavirus, mais on ne reste pas chez soi sans manger".

Si les marchés devaient fermer, si le confinement devait durer, "il faudra inventer des systèmes, peut-être par internet, des livraisons, un drive", explique Didier Guillaume qui s'inquiètent notamment pour les personnes âgées pour qui les marchés sont souvent indispensables pour s'alimenter.

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