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Les alpinistes sont désormais contrôlés dans le Mont-Blanc

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Pour réaliser l’ascension du Mont-Blanc par la voie normale, il est désormais obligatoire de réserver dans un refuge. Reportage avec la patrouille blanche et les gendarmes qui mènent les contrôles.

Randonneurs et alpinistes au départ du refuge du Nid d'Aigle
Randonneurs et alpinistes au départ du refuge du Nid d'Aigle © Radio France - Anne Chovet

Des contrôles sont désormais effectués dans le Mont-Blanc, sur la voie normale, pour vérifier que les alpinistes sont bien en règle. Entre le 1er juin et le 29 septembre, il est maintenant obligatoire de réserver sa, ou ses, nuits dans les refuges de Tête Rousse ou du Goûter.

Cette nouvelle réglementation est mise en place pour limiter la surfréquentation du Mont-Blanc via la voie normale, et donc pour améliorer la sécurité. Il s’agit aussi d’éviter la pagaille et les campements sauvages autour des refuges.

Depuis le début du mois de juin les hommes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix effectuent des contrôles, ainsi que les trois membres de la brigade blanche, embauchés par la mairie de Saint-Gervais (Haute-Savoie). 

Conseils plutôt que répression

Christophe Delachat est guide de haute montagne depuis 40 ans. Casquette sur la tête et doudoune noire et orange, il a été recruté par la mairie de Saint Gervais au sein de la brigade blanche. Il contrôle les alpinistes au départ du tramway du Mont-Blanc au Fayet et à Saint-Gervais, ainsi qu’à l’arrivée au Nid d’aigle. 

"Nous ne sommes pas là pour appliquer la sanction pure et dure, il faut que l’on trouve des solutions", explique-t-il. Exemple ce jour-là avec Serge, alpiniste qui arrive de la Côte d’Azur pour gravir le Mont-Blanc. Il n’a pas réservé sa nuit au refuge, mais comme il reste des places, et que cet homme est bien équipé et aguerri, Christophe Delachat le laisse passer. 

"Pour l’instant les contrôles se déroulent très bien mais cet été quand il y aura beaucoup de monde, je vais peut-être devoir apprendre à verbaliser…", ce qui n’a pas l’air d’enchanter Christophe Delachat. "Mais si c’est pour limiter les accidents sur le Mont-Blanc, on aura fait un grand pas."

Christophe Delachat contrôlant un alpiniste
Christophe Delachat contrôlant un alpiniste © Radio France - Anne Chovet

Une réglementation plutôt bien accueillie pour l’instant

Christophe est guide à Chamonix. Il vient de se faire contrôler avec ses clients. Ils sont en règle, ils ont réservé leur nuit au refuge du Goûter. Pour lui ce système est satisfaisant : "C’est moins la pagaille et c’est très agréable d’avoir beaucoup moins de monde sur cet itinéraire." Christophe émet tout de même un bémol : "C’est très compliqué de réserver dans les refuges, il faut vraiment s’y prendre à l’avance."

Les alpinistes récalcitrants pourront être reconduits en bas par les gendarmes

En plus de la patrouille blanche, le peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix effectue aussi des contrôles plusieurs fois par mois. Des contrôles qui peuvent être réalisés tout au long de l’itinéraire jusqu’au refuge du Goûter. 

Pour l’instant les contrôles se passent bien selon le commandant du PGHM Stéphane Bozon. Il parle de "sérénité et compréhension" mais ne crie pas victoire, car c’est maintenant que la saison va vraiment commencer. "S’il faut verbaliser on le fera. Ce sera verbalisation et retour en bas, on ne laissera pas les gens monter."

Les personnes qui tentent l’ascension sans réservation peuvent écoper d’une amende de 38 euros et devront, donc, faire demi-tour. 

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