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Les Alsaciens sont-ils moins déprimés que les autres?

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace mercredi 12 mars 2014 à 11:48

Etude IMS Health "dépression et territoires" pour France Bleu 107.1
Etude IMS Health "dépression et territoires" pour France Bleu 107.1 © Radio France

Une étude montre que les Alsaciens sont ceux qui ont consommé le moins d'antidépresseurs en France en 2013. Le Limousin et l'Auvergne au contraire arrivent en tête de cette liste.

Retrouvez l'interview en intégralité de Dominique Perrot, directeur des nouvelles activités d'IMS **

Retrouvez l'interview en intégralité de Jean-Louis Metzger, psychiatre

Les Alsaciens seraient-ils plus heureux que les autres? En tous cas l'étude "dépression et territoires" réalisée par IMS Health pour France Bleu 107.1 montre que les Alsaciens arrivent à la dernière place des régions pour la consommation d'antidépresseurs. Le Limousin et l'Auvergne sont aux premières places: "les régions les plus consommatrices d’antidépresseurs sont parmi les régions à dominantes rurales", explique Dominique Perrot, directeur des nouvelles activités d'IMS.

Les enfants, un excellent anti-dépresseur

D'après cette étude, la vieillesse, le handicap et la solitude sont des facteurs favorables à la dépression. Or en Alsace, par rapport au reste de la France, la population est plutôt jeune et le pourcentage de célibataires est plus faible qu'ailleurs. "Les enfants sont aussi un excellent anti-dépresseur, quelque soit le niveau et la structure économique de la famille" précise Dominique Perrot.

10% des déprimés décèdent d'un suicide

Les Alsaciens sont-ils moins déprimés que le reste des Français? C'est possible, mais ces bons chiffres ont aussi une autre explication. "L'information des médecins généralistes sur la prescription des antidépresseurs a été importante" , rappelle le psychiatre Jean-Louis Metzger, des hopitaux civils de Colmar. "Il est essentiel de faire la distinction entre une déprime passagère et une dépression profonde. Il ne faut pas se ruer sur le médicament qui va tout modifier dans notre existence."

En France, une femme sur cinq risque de développer une dépression, une probabilité qui tombe à un sur dix pour les hommes. 10% des déprimés décèdent d'un suicide. La dépression fait partie des thèmes abordés lors des semaines d'information sur la santé mentale, avec des conférences organisées dans le Haut-Rhin.

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