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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Les annonces d'Edouard Philippe contre les casseurs ne satisfont pas complètement les syndicats de policiers

mardi 8 janvier 2019 à 19:43 Par Théo Caubel, France Bleu Occitanie

Le gouvernement prépare une loi pour sanctionner plus durement les casseurs. Pour les syndicats de police, ces réponses vont dans le bon sens même s'il manque un volet pénal. Les Toulousains victimes de ces débordements, eux, espèrent que ces annonces atténueront le niveau de violence.

Depuis plus d'un mois, des débordements ont lieu tous les week-end lors des rassemblements des gilets jaunes à Toulouse.
Depuis plus d'un mois, des débordements ont lieu tous les week-end lors des rassemblements des gilets jaunes à Toulouse. © Radio France - Théo Caubel

Toulouse, France

Sanctionner les organisateurs des manifestations non-déclarées, mettre en place un principe de "casseur-payeur", créer un fichier pour interdire de manifestation les éléments les plus radicaux, ce sont les annonces faites par le Premier ministre, Edouard Philippe, lundi 7 janvier.  Le gouvernement durcit le ton après un acte VIII des gilets jaunes violent (1.500 personnes à Toulouse) et alors qu'un numéro IX est en préparation.

LIRE ► Le gouvernement veut une loi durcissant les sanctions contre les "casseurs" et les manifestations non déclarées

"Ça arrive trop tard !"

Ces mesures annoncées vont dans le bon sens pour les syndicats de police, même si "au niveau pénal, il n'y a rien qui change, déplore Luc Escoda, secrétaire régional du syndicat Alliance. Par exemple, avec la loi Taubira, on peut aménager les peines de ceux condamner à de la prison ferme et les mettre en liberté. Ce qui fait qu'ils peuvent continuer à aller sur des manifestations et s'en prendre aux forces de l’ordre." 

Du côté des toulousains qui subissent depuis plusieurs semaines les débordements, ils espèrent que ces annonces vont permettre de réduire la violence. Même si certains n'en peuvent plus. "Ça arrive trop tard ! Ils les connaissent depuis le début les casseurs", se lamente une habitante. Et elle n'est pas la seule. "Je n'en peux plus, ajoute une autre. L'autre jour, j'ai vu un casseur. Je lui ai dit à quoi ça sert de casser. Et _je me suis faite insulter_, des gros mots et après "va payer ton loyer, va payer le carburant". Il était dans son monde."

Certains vont même jusqu'à proposer leurs solutions. "Il faut des groupes d'interventions rapides de 30 bonhommes qui se précipitent sur un casseur dès qu'il commence à casser. Ils l'interpellent. Il faut que ces mecs prennent peur."

Et pour limiter les débordements, le Premier ministre a annoncé le déploiement de 80.000 policiers et gendarmes sur tout le territoire ce week-end. 

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