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Société DOSSIER : Le pouvoir d'achat : un enjeu électoral 2017

Des associations vauclusiennes demandent de vraies propositions pour augmenter le pouvoir d'achat

lundi 27 mars 2017 à 10:34 Par Anne Domece, France Bleu Vaucluse

Le Vaucluse est l'un des dix départements les plus pauvres de France. Les associations caritatives comme le Secours Populaire ou les Restos du Cœur notent une augmentation du nombre de bénéficiaires. Et s'inquiètent d'un pouvoir d'achat en baisse.

De plus en plus de salariés ou de retraités pauvres se rendent dans les associations caritatives.
De plus en plus de salariés ou de retraités pauvres se rendent dans les associations caritatives. © Maxppp -

Avignon, France

Les associations caritatives de Vaucluse interpellent les candidats à l'élection présidentielle : elles leur demandent de faire du pouvoir d'achat un thème majeur de la campagne et réclament de vraies propositions pour enrayer la baisse de ce pouvoir d'achat.

En Vaucluse, la précarité gagne du terrain, et les associations telles que la Secours Populaire, le Secours Catholique ou les Restos du Cœur voient le nombre de bénéficiaires augmenter d'année en année.

Travailleurs pauvres

Parmi les nouveaux venus, il y a de plus en plus de salariés ou de retraités qui n'arrivent plus à boucler leur fin de mois, note Martine Mélo, la secrétaire générale adjointe du Secours Populaire :

Dans certaines familles, le budget est si serré que le 15 du mois, il n'y a déjà plus rien. Il n'y a aucune place pour un extra ou un petit plaisir. C'est de la gestion au jour le jour.

Martine Mélo

Les associations essaient de répondre aux besoins les plus criants, et en premier lieu aux besoins alimentaires. Mais le Secours Populaire veut aussi agrémenter le quotidien, en offrant des places de spectacles (par le biais de Culture du Cœur) ou en organisant des journées à la mer ou à Paris.

Aucun extra

Ce sont des petites douceurs que Patricia ne pourrait pas offrir elle-même à son fils. Elle est au chômage et élève seule son enfant avec 1.000 euros par mois. Elle dépense 310 euros pour son loyer, et compose pour le reste :

Je ne peux plus aller au cinéma ni au restaurant avec mon fils. Je ne peux même plus lui payer un Mac Do, pourtant ce n'est pas grand'chose... Une paire de chaussures à 70 euros, on n'y pense même pas.

Patricia a beaucoup de mal à joindre les deux bouts

Les associations demandent donc aux candidats à l'élection présidentielle de se saisir de ce sujet.

La plupart des candidats ont déjà avancé des idées : Jean-Luc Mélenchon propose le smic à 1.300 euros, Benoît Hamon plaide pour un revenu universel, Emmanuel Macron veut réformer la taxe d'habitation, François Fillon souhaite agir sur les salaires, et Marine Le Pen envisage une prime de 870 euros.

  - Aucun(e)

Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.