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Société

Les associations LGBT occitanes s'inquiètent de l'augmentation des agressions homophobes

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Par , France Bleu Occitanie

Selon les chiffres d'une récente étude de l'Ifop, plus d'une personne LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) sur cinq affirme avoir déjà été victime d'une agression physique dans sa vie. L'association SOS Homophobie parle d'une "année noire".

Les chiffres annuels de SOS Homophobie sont attendus ce mercredi.
Les chiffres annuels de SOS Homophobie sont attendus ce mercredi. © Maxppp - PASCAL BONNIERE

Toulouse, France

Deux études inquiétantes. Cette semaine, l'Ifop et SOS Homophobie publient respectivement leurs chiffres de l'homophobie en 2018. Et c'est "une année noire", selon la dernière association. SOS Homophobie enregistre une augmentation de 15% des actes LGBTphobes (1.905 témoignages d'insultes, discriminations, violences, agressions, etc). C'est la troisième année de hausse consécutive. Les agressions physiques, elles aussi, sont en augmentation de 66%. Même constat dans l'étude de l'Ifop, qui affirme qu'une personne LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) sur cinq affirme avoir déjà été victime d'une agression physique dans sa vie. C'est 5 points de plus que l'an dernier. Et le texte ne surprend pas les associations, qui le vérifient au quotidien.  

"La région Occitanie n'est pas à l'abris, affirme Jérémy Perrard, membre de SOS Homophobie à Toulouse. L'an dernier, par exemple, nous avons accompagné une victime jusqu'au tribunal correctionnel après _une agression au couteau sur l'Île du Ramier_, à Toulouse."

60% des victimes ont déjà pensé au suicide, selon l'Ifop

Les personnes LGBT sont également plus nombreuses à venir témoigner auprès d'associations. "C'est aussi cela qui fait augmenter les chiffres", note Jérémy Perrard. Autre chiffre : + 66% pour les agressions physiques en 2018 en France par rapport à l'année précédente. Parfois jusqu'à la mort, avec le meurtre en août de Vanesa Campos, une travailleuse du sexe transgenre tuée par balle dans le Bois de Boulogne.

L'association Act Up, à Toulouse, reçoit également davantage de victimes ces derniers temps. "Dernièrement, une Toulousaine de 60 ans est venue nous voir, se souvient Alex, membre de l'association. Elle a expliqué qu'elle était harcelée dans son immeuble. Des insultes et des inscriptions homophobes sur sa porte."

"Chaque personne LGBT a été victime à un moment de sa vie"

Selon Alex, le suicide chez les jeunes est important. "C'est l'une des premières causes de mortalité. C'est insupportable de voir ça aujourd'hui."

Toulouse reste cependant une ville qui se mobilise. "Il y a un tissu associatif qui agit contre l'homophobie et qui est reconnu nationalement pour cela."