Société

Les autorités craignent une épidémie de chikungunya dans le sud de la France

France Bleu vendredi 13 juin 2014 à 9:24

Moustique Aedes Albobictus, vecteur du chikungunya
Moustique Aedes Albobictus, vecteur du chikungunya © MaxPPP

Le moustique tigre, le seul à pouvoir transmettre le virus du chikungunya d'humain à humain, est désormais présent dans le sud de la France. Or le nombre de personnes atteintes par le virus est aussi en hausse dans le sud de la France. Des campagnes de démoustication vont être menées.

Attention, si vous vivez dans le sud-est de la France ou dans certains départements du sud-ouest : cet été, les piqûres de moustiques pourraient s'avérer plus dangereuses que prévu. Pour l'Institut national de veille sanitaire, il existe cette année un véritable risque d'épidémie du chikyungunya : "L'alerte pour nous cette année est particulièrement sérieuse du fait du volume important de personnes infectées qui peuvent venir des Antilles ".

Depuis le 1er mai, explique l'INVS, 47 cas de chikungunya ont été recensés en France . Un chiffre qui explose : pour toute l'année 2013, seuls deux cas avaient été confirmés. La plupart des malades sont des personnes qui sont revenues des Antilles, où le risque est particulièrement important.

Le moustique tigre présent dans 18 départements

Autre problème : l'Aedes Albopictus, plus connu sous le nom de moustique tigre , est désormais présent dans 18 départements français. Plus petit que le moustique commun, il est le seul à pouvoir transmettre le chikungunya. S'il pique une personne porteuse du virus, il peut lui transmettre. Toutefois, pour l'heure, selon l'INVS, il n'existe pas de cas "autochtone" pour l'heure , qui ait été transmis en métropole.

Les 18 départements concernés :  Gironde, Lot-et-Garonne, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Ardèche, Vaucluse, Isère, Rhône, Drôme, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Corse du Sud et Haute-Corse.

Le chikungunya, surnommé "maladie de l'homme courbé", se manifeste par une fièvre forte et brutale, avec des courbatures et des maux de tête . Chez les personnes les plus sensibles, il peut donner lieu à des complications, voire à des décès. Et aucun traitement ni vaccin n'existe pour l'heure. Pour lutter contre la propagation du virus, des opérations de démoustication vont être menées, comme à Banyuls (Pyrénées-Orientales) la semaine dernère, après qu'un cas a été confirmé

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