Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Les bénévoles de la Route d'Occitanie, des "petites mains" pour une grande course

mercredi 13 juin 2018 à 23:01 Par Mathieu Ferri, France Bleu Occitanie

La course cycliste qui débute ce jeudi dans le Tarn vit depuis 1977 grâce à l'investissement des bénévoles. Ils sont 150 aujourd'hui, et sans eux, rien ne serait possible...

Sur la Route du Sud 2015, le bénévole Guy Berjaud face à la star Alberto Contador, lors du départ d'Izaourt (Hautes-Pyrénées)
Sur la Route du Sud 2015, le bénévole Guy Berjaud face à la star Alberto Contador, lors du départ d'Izaourt (Hautes-Pyrénées) © Radio France - Mathieu Ferri

Cap Découverte, Le Garric, France

C'est leur Tour de France à eux. Pendant quatre jours, les quelques 150 bénévoles de la Route d'Occitanie (ex-Route du Sud) vont donner tout leur coeur et leur énergie pour que l'unique épreuve cycliste professionnelle du grand sud-ouest de la France, qui s'élance ce jeudi de Cap Découverte, près d'Albi (Tarn), soit réussie.

Il faut dire que la course occitane, qui a vu gagner par le passé Alberto Contador, Nairo Quintana, Laurent Jalabert ou encore Thomas Voeckler ne peut exister que grâce à ces femmes et ces hommes. 

Certains membres de l'organisation sont même là depuis les débuts, en 1977 ! Jean Maraval, par exemple : du haut de ses 70 ans, il a pour mission d'installer une grande partie de la signalisation, le long du parcours. Dès 7h30, il est dans son fourgon pour installer les bornes du kilomètre zéro, où sera donné le départ réel. Puis sur le tracé de l'étape, il doit ensuite installer les banderoles des sprints, du grand prix de la montagne, et des zones de ravitaillement. 

Comme Jean, les bénévoles ont chacun des tâches bien précises sur la course, au départ, ou à l'arrivée. Guider les bus des coureurs, accueillir les invités, assurer la sécurité en course en moto ou en voiture, s'occuper de la remise des maillots le soir près du podium, etc.

"Parfois on se dit qu'on est un peu fadas" - le président de la Route d'Occitanie

Dans ce peloton de bénévoles, la majorité sont des retraités, fous de vélo. "Il faut qu'on rajeunisse" admet Guy Berjaud, le secrétaire de la Route d'Occitanie, qui lui fait ça depuis 25 ans. "Mais ces dernières années, on a réussi à recruter quelques jeunes [notamment pour la partie internet], on y arrive".

Guy fait partie du noyau dur des bénévoles. Une quinzaine, sur la brèche quasiment toute l'année, au téléphone ou sur le terrain, pour dessiner le parcours, réserver les hôtels des coureurs et des suiveurs, faire les démarches administratives auprès des préfectures et des communes traversées.

La passion comme moteur

"C'est la passion qui nous guide" explique Pierre Caubin, le président de la Route d'Occitanie, "mais parfois on se dit qu'on est un peu fadas, parce que c'est un travail quasiment permanent maintenant. On est 100% bénévole, moi-même j'ai une activité professionnelle à côté. Mais c'est de plus en plus difficile, et notamment pour monter les dossiers administratifs".

Et puis pour le renouvellement il y a aussi d'anciens coureurs professionnels, comme le Commingeois Julien Loubet. Lui qui a gagné une étape sur la Route du Sud l'an dernier, et porté le maillot de leader, vient d'arrêter sa carrière. Cette année il sera sur une moto, pilote du régulateur de la course, en tant que simple bénévole. "C'est ma course de coeur. Je fais donc ça vraiment par plaisir et par passion. Avec mes souvenirs de plaisir sur le vélo, de partage, de bonheur... Pour moi c'était essentiel d'être là". Du vélo au bénévolat, comme un juste retour des choses.