Société

Les Bonnets rouges se sont rassemblés devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne

Par Mikaël Roparz, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu Loire Océan samedi 14 juin 2014 à 19:55

Les Bonnets rouges devant la sous-préfecture de Morlaix
Les Bonnets rouges devant la sous-préfecture de Morlaix © Mikaël Roparz-Radio France

Entre 1.000 et 5.000 personnes, en grande partie des bonnets rouges se sont rassemblées devant les 18 préfectures et sous préfectures de Bretagne et Loire-Atlantique. Des actions contre la taxe poids lourds et pour défendre l'économie et l'emploi en Bretagne.

Cette fois pour leur mobilisation, les Bonnets rouges n'avaient pas choisi un lieu unique, mais les 18 préfectures et sous-préfectures de Bretagne. Le mouvement issu du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne" avait appelé à se mobiliser dès 12h, pour un pique-nique. Les principaux rassemblements se sont déroulés à Quimper, où la préfecture a dénombré quelque 300 manifestants.

Même chose à Brest .Rassemblements également à Vannes, Guingamp, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire ou Nantes.  

A Morlaix, les Bonnets rouges sont venus avec des tracteurs et leurs remorques remplies de lisier et d'échalotes. Face à eux, des gendarmes mobiles qui empêchaient l'entrée devant la sous-préfecture. Pendant plusieurs heures, le rassemblement s'est déroulé dans le calme. En fin de journée, Thierry Merret, l'un des leaders des Bonnets rouges est arrivé à Morlaix. Le sous-préfet avait accepté de recevoir une délégation.

Au bout d'une heure d'entretien, au moment de la sortie de Thierry Merret, les esprits se sont échauffés. Des tracteurs ont repoussé de force les cars de gendarmes mobiles postés devant l'entrée de la sous-préfecture. Les agriculteurs ont déversé leur cargaison près de la cour de la sous-préfecture.

 

Lors de sa prise de parole devant les Bonnets rouges, Thierry Merret a rappelé qu'il souhaitait que François Hollande vienne en Bretagne. "Il faut faire plier Paris " a t-il précisé.

Outre la suppression définitive de l'écotaxe, le collectif "vivre, travailler et décider en Bretagne", réclame une Bretagne à cinq départements incluant la Loire-Atlantique et la "relocalisation" des décisions dans la région et dénonce le dumping social dont elle serait victime. Le mouvement né à l'automne appelle les artisans, paysans, transporteurs, pêcheurs, chefs d'entreprise, salariés, étudiants, retraités, militants culturels ou simples citoyens à "refuser le déclin"

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