Société

Les candidats aux élections européennes tentent de mobiliser les électeurs en Gironde

Par Clément Carpentier, France Bleu Gironde lundi 12 mai 2014 à 7:15

Michelle Alliot-Marie au micro devant les autres candidats
Michelle Alliot-Marie au micro devant les autres candidats © Radio France

Ce lundi, c'est le début de la campagne officielle pour les élections européennes à 15 jours du vote, le 25 mai. Alors que cette élection ne passionne pas les foules, la Maison de l'Europe Bordeaux-Aquitaine a organisé un débat samedi avec des candidats du sud-ouest.

Ce lundi, c'est le début officielle de la campagne pour les élections européennes. C'est même parti depuis minuit. Du 22 au 25 mai prochain, ce sont plus de 380 millions d'électeurs répartis dans les 28 pays de l'UE qui seront appelés aux urnes. Au soir du 25 mai, 751 députés européens seront élus par les citoyens dont 74 députés pour la France. Dans le sud-ouest, 25 listes sont en course. Pour l'instant, les prochaines élections européennes ne suscitent pas beaucoup d'intérêt. On pourrait d'ailleurs battre un nouveau record d'abstention le 25 mai.

"Des gens se sont arrêtés, c'est toujours bon d'en débattre." — Henri, un électeur girondin

Un débat vivant

Samedi, la Maison de l'Europe Bordeaux-Aquitaine a organisé un débat quai Richelieu à Bordeaux avec certaines têtes de liste du Sud Ouest ou leurs réprésentants. Sous une tante, le débat a été animé. Quatre têtes de liste étaient présentes : Michelle Alliot-Maire (UMP), Fairouz Hondema-Mokrane (Parti fédéraliste européen), Robert Rochefort (UDI-Modem) et Joseph Buisson (Nouvelle Donne) . Le public a pu échanger et poser de nombreuses questions lors du débat.

Manque de visibilité

Si aujourd'hui on parle si peu de cette élection, pour certains électeurs c'est de la faute des candidats. Ces derniers ne vendraient pas bien leur projet. Justement du côté des candidats, on préfère dénoncer le manque de visibilité dans les médias. Les candidats se disent déçus du très petits nombres de débats télévisés. D'ici le 25 mai, il n'y en aura un seul en France le 22 mai.

"On a des médias complètement absents et je trouve ça grave pour la démocratie." — Laurence Harribey, maire de Noaillan et n°3 de la liste socialiste-radicaux de gauche dans le Sud-Ouest

Vingt-cinq listes, c'est trop ?

"Pour moi c'est un faux débat, ça démontre seulement que les citoyens ont envie de proposer"

Pendant ce débat, des candidats ont pointé du doigt le trop grand nombre de liste lors de cette élection européenne. Dans le Sud Ouest, ils sont 25 dans la course. Les partis traditionnels dénoncent notamment l'opportunisme des petits partis qui "n'apportent pas grand chose au débat". Les petits partis s'en défendent et affirment être là pour améliorer la démocratie.

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"On ne peut pas envisager la France sans l'Europe"