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Société

Les catholiques intégristes perdent leur procès contre l'émission les Infiltrés tournée à Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

Des catholiques traditionalistes basés à Bordeaux, ont perdu ce jeudi, le procès en diffamation intenté contre un reportage de France 2 diffusé dans l'émission "les Infiltrés" en avril 2010 et intitulé "A l'extrême droite du Père".

L'école Saint-Projet en 2010 (archives).
L'école Saint-Projet en 2010 (archives). © Maxppp

Le procès en diffamation s'est tenu devant le tribunal correctionnel de Paris le 11 septembre dernier. 4 journalistes étaient poursuivis, dont David Pujadas le présentateur et Hervé Chabalier le producteur fondateur de l'agence Capa , à l'origine de ce reportage de France 2 diffusé dans l'émission "les Infiltrés", en avril 2010 et intitulé "A l'extrême droite du Père" . Le reportage montrait un groupe d'Extrême-Droite, Dies Irae, fondé par un ancien candidat du FN aux législatives de 2007 en Gironde, et faisait le lien, avec le milieu catholique traditionaliste et l'Institut du Bon Pasteur basé à Bordeaux dirigé par l'abbé Philippe Laguérie . Le Tribunal correctionnel de Paris a reconnu leur bonne foi.

Une réalité cachée

"Fier" de cette émission, son présentateur David Pujadas avait expliqué à la barre le 11 septembre que la caméra cachée permettait de "faire la différence entre le discours officiel et la réalité des faits" , pour "rendre compte d'une réalité qui est cachée". Pour le journaliste, cette émission a "une utilité publique". "L'infiltration est quasi aussi ancienne que le journalisme", avait-il poursuivi, citant en exemple Albert Londres . Dans des "cas exceptionnels, la fin justifie les moyens" , avait estimé David Pujadas. Dénoncer ce que montre ce reportage "fait partie de mon devoir de journaliste", "de citoyen", avait renchéri le fondateur de l'agence Capa, Hervé Chabalier. Le rédacteur en chef et le journaliste "infiltré" avaient tous deux évoqué les menaces de mort dont ils ont fait l'objet après l'émission.

Dans l'esprit des enfants de l'école privée Saint-Projet à Bordeaux, que l'on voit tenir des propos haineux , "le fascisme, c'est fun", avait expliqué le journaliste qui s'était "infiltré", évoquant un climat "détestable, effrayant" . En soutane, l'abbé Laguérie a accusé le journaliste d'"amalgame", de mensonge et avait assuré qu'il ne connaissait rien de Dies Irae avant l'émission. Reconnaissant un "lien moral" avec l'école, il avait expliqué qu'il ne l'avait pas fondée, condamnant "fermement" les propos antisémites tenus dans les couloirs de l'établissement.