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Société

Les colonies de vacances ne sont pas des tour-opérateurs : en Lorraine les associations réagissent

jeudi 10 mai 2018 à 16:09 Par Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine

La transcription en droit français d’une directive européenne fait bondir les responsables associatifs qui organisent des camps de vacances et des colonies. Après avoir exigé des garanties de trésorerie, le gouvernement pourrait faire marche arrière.

Plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents s’essayent au poney ou au cheval au centre de loisir d’Art-sur-Meurthe (CLAM), près de Nancy.
Plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents s’essayent au poney ou au cheval au centre de loisir d’Art-sur-Meurthe (CLAM), près de Nancy. © Radio France - Thierry COLIN

Nancy, France

La directive européenne est censée protégée le consommateur qui voyage mais les responsables associatifs de colonies et de camps de vacances s’élèvent contre une mesure qui les obligerait à davantage de paperasserie au 1er juillet 2018 et surtout à payer des frais bancaires ou à bloquer de la trésorerie au même titre que les acteurs professionnels du tourisme. Les organisateurs de colonies de vacances ou de camps de vacances estiment que la mesure est démesurée pour les petites structures associatives.

Charge supplémentaire

Au centre de loisir d’Art-sur-Meurthe (CLAM), près de Nancy,  les responsables se disent «en colère» et ne comprennent pas pourquoi on met sur le même plan des associations et des tour-opérateurs. «C’est une charge supplémentaire, il va falloir trouver des solutions pour que l’on ne reporte pas le coût sur les familles et que l’on puisse continuer à les accueillir avec des tarifs intéressants» confie  Eric Labarre, secrétaire général du CLAM qui voit défiler plusieurs milliers d’enfants chaque année autour de ses 70 chevaux et poneys.

Favoriser l'accès aux vacances

Une «mesure démesurée» pour Gabriel Hubschwerlin de l’UFCV dans le Grand Est : «On est sur un secteur d’activité qui est en déclin, on a perdu la moitié des effectifs ces dernières années. Pour les petites associations c’est bien souvent compliqué pour elle d’atteindre l’équilibre financier. On est placé au même titre que le gros tour-opérateurs alors qu’on n’est pas du tout placé dans une démarche marchande, on est dans une dynamique d’éducation populaire avec un public pour lequel on va chercher à favoriser l’accès aux vacances».

La crainte des organisateurs de camps de vacances et de colonies semble avoir été entendue, une dérogation pour les associations ou collectivités hébergeant des mineurs pourrait être actée par le gouvernement cette semaine alors que dans les associations, on peaufine les budgets et les activités de l’été.