Société

Les conseils de Nicolas Crochette, infectiologue à l'hôpital du Mans sur la vaccination

Par Christelle Caillot, France Bleu Maine vendredi 13 octobre 2017 à 11:30

Nicolas Crochette, infectiologue au service des maladies infectieuses de l'hôpital du Mans
Nicolas Crochette, infectiologue au service des maladies infectieuses de l'hôpital du Mans © Radio France - Bride Edouard Maxppp / Christelle Caillot

Plusieurs associations vont manifester ce week-end pour dénoncer la vaccination. Le docteur Nicolas Crochette est infectiologue à l'hôpital du Mans. Il revient sur l'importance de la vaccination et sur les dangers si on ne le fait pas.

Le docteur Nicolas Crochette, infectiologue au service des maladies infectieuses à l'hôpital du Mans est notre invité ce vendredi sur France Bleu Maine. Au moment, où plusieurs associations vont manifester contre les vaccins obligatoires, ce médecin rappelle l'importance de la vaccination.

C'est important de se faire vacciner

"La vaccination, c'est l'avancée médicale qui a permis une amélioration de la santé de la population" rappelle Nicolas Crochette, infectiologue au service des maladies infectieuses à l'hôpital du Mans, c'est la seule technique médicale qui a permis l'éradication de la variole. Que l'on soit inquiet, ou que l'on demande des précisions sur la vaccination, c'est normal mais je pense que l'on ne peut pas remettre en cause l'apport de la vaccination. Je pense que l'on ne peut plus faire de la médecine comme on a pu le faire il y a encore une dizaine d'années avec un patient qui était peu acteur de sa santé. À l'heure actuelle, les patients veulent être acteurs et c'est tout à fait normal".

"C'est important de se faire vacciner et pour plusieurs raisons" rajoute Nicolas Crochette, infectiologue au service des maladies infectieuses à l'hôpital du Mans, "en se vaccinant on diminue le risque d'avoir des maladies infectieuses et il y a le bénéfice collectif à savoir qu'en se vaccinant, on protège aussi l'ensemble de la population.

Avec la baisse de la vaccination en France, certaines maladies reviennent : "la rougeole qui avait disparut revient; l'année où l'on a vu le plus de rougeole, c'était en 2011. En fait, moins on va voir certaines maladies, moins on va percevoir le danger qu'elles représentent, et moins on va voir le bénéfice de la vaccination".

"Sur l'obligation de la vaccination, je ne sais pas s'il faut être pour, mais en tous les cas, la couverture vaccinale était mauvaise et il fallait prendre une décision pour l'augmenter et protéger la population. C'est un objectif de santé publique".